Il faudrait que tout le monde comprenne, moi compris ( !) qu’on ne peut pas se moquer impunément comme ça de certaines catégories de personnes, au demeurant, toujours un peu les mêmes. C’est vrai, je le reconnais. J’ai l’ironie facile et méchante envers des gens qui sont somme toute plus faibles que moi. Je pense donc que je vais très sérieusement réfléchir à ne plus tirer sur les journalistes (sur les medias en général), sur les syndicalistes et sur les terroristes. Ou juste un peu. Juste un peu quand même car si on ne peut pas rire de tous ces gens-là, de qui vais-je pouvoir me gausser ?

Oui, je sais, il me reste les curés, les pédophiles (l’un pouvant aller sans l’autre) et les gens qui font de la téléréalité. Sans doute allez-vous vous demander comment j’ose mettre ces derniers dans le même panier que les deux premiers. Je ne sais pas si vous auriez raison de me le demander. Parce que je ne suis pas sûr de vouloir vous répondre. Et parce que c’est ainsi que c’est sorti de mes doigts sur le clavier. Sans réfléchir. Un peu comme quand on a des têtes de turc et qu’on ne peut pas faire autrement, sinon, on est en manque. Et je n’aime pas me sentir en manque. 

Alors, puisque je vais tenter de ne plus me moquer de ceux que j’ai cités dans le premier paragraphe, je me demande si je ne vais pas tirer une dernière salve d’honneur histoire de me soulager un peu et ensuite, tenter de me respecter cette résolution qui n’a rien à voir avec celles du Nouvel An. Ni avec le fait que ça va faire bientôt deux ans que je suis marié. Ni avec le fait qu’en déménageant prochainement, je comptais faire table rase d’un humour que j’aime bien, personnellement, mais que d’aucuns peuvent trouver un peu douteux. Chacun son truc, moi, je dis.

Alors, puisque j’ai le droit à un dernier tour d’honneur, j’ai envie de sortir des citations dont j’avais le souvenir mais dont je suis allé vérifier les mots exacts pour ne pas les déformer. D’abord, les terroristes, puisque depuis un peu plus de six mois, ils ne font plus vraiment les couvertures des journaux : « Comment osez-vous dire que l’Islam est violent ? Je vous tuerai pour avoir dit ça ! » Ça, c’est sans doute un des meilleurs raccourcis pour expliquer Daesh. En tout cas, moi, ça me fait rire. Et ça n’est pas la moindre des choses, vous pouvez m’en croire.

À propos des journalistes : « Les journalistes ne croient pas aux mensonges des hommes politiques. Ils les répètent, c’est pire.» Ma foi, ce qui est bien dans celle-ci, c’est qu’elle englobe aussi nos élus, que j’ai failli oublier au début de ce billet. Et la dernière, contre qui vous allez rapidement deviner : « Les syndicalistes ont tellement l’habitude de ne rien faire que lorsqu’ils font grève, ils appellent ça une journée d’action. » Ces deux citations seraient de Coluche. Enfin, quelque chose d’un peu mieux que d’habitude de la part de Coluche. Ça me va. Et après tout ça, je me sens mieux.