Si ça se trouve, c’est la CGT qui a organisé toutes ces perturbations météorologiques en plus de celles des dépôts de carburant, des trains et que sais-je encore. Oui, si ça se trouve, ces syndicalistes, ils ont réussi à convaincre les nuages, les pressions et les réserves d’eau  à faire la grève du zèle. « Ils seront en pénurie d’essence mais ils seront en overdose d’eau de pluie. » Et de grêle. Si ça, ça n’est pas un outil de casseurs, la grêle ? Oui, parce que les nuages, normalement blancs en cette saison pré-estivale, ils étaient tous cagoulés de gris foncé ou de noir. Et comment vouliez-vous qu’on les reconnaisse, ensuite ? Comment voulez-vous qu’on les reconnasse ? Pardon ! Non, je n’ai traité personne de connasse, moi. C’est vous qui avez du mal comprendre. Je ne me serais jamais permis. Par avec les syndicats car eux, ils sont très susceptibles. On n’a pas le droit de les critiquer. Les pauvres petits.

En tout cas, c’est justement ce week-end où nous sommes partis à Angers que le Maine-et-Loire s’est retrouvé en vigilance orange (et non pas en vigilance organe, comme c’était écrit dans un bandeau sur BFM TV, dimanche matin – parce que la vigilance organe, ça n’a rien à voir avec la météo, peut-être avec Dominique Strauss-Kahn ou Denis Beaupin mais pas avec les intempéries.) Autant vous dire que la maison d’Alex et Mélanie, elle a été bien arrosée et pas qu’à table. De toute façon, ce n’est pas grave, l’essentiel, c’est qu’on ait pu manger et boire sans avoir été embêté pour le ravitaillement. Tous les invités qui avaient une voiture ont pu venir avec elle. Ça veut donc dire que soit la grève est moins efficace que ce qu’on veut nous faire croire. Soit qu’elle est moins importance que ce qu’on nous dit. Dans les deux cas de figure, pour reprendre le titre d’une chanson de Gérard Presgurvic, au début des années 80 : la vérité qu’on nous ment.

Il n’empêche que nous y sommes allés en train, avec le Président, à Angers, nous. Et que ce soit à l’aller ou au retour, j’aimerais bien savoir plusieurs choses à propos des trains : pourquoi je n’ai jamais de place dans le sens de la marche ? Pourquoi je suis toujours dans un wagon de tête ou un wagon de queue mais jamais vers le milieu ? Et pourquoi, à chaque voyage (une correspondance à l’aller et deux au retour), pourquoi nous nous sommes systématiquement retrouvés avec des enfants  à côté de nous : des bébés, des gamins pas encore pubères et entre les couinements, les débuts de braillements et les consoles de jeu dont on n’a pas coupé le son, je peux vous dire qu’il faut être très patient. Surtout quand le train est arrêté plus de dix minutes en pleine campagne à cause d’une locomotive qui est sur la voie. Une locomotive sauvage, sans doute. Elle ne devait pas être syndiquée, elle.