Je vous annonce que je suis prêt à prendre des responsabilités pour mon pays si besoin. Je suis plutôt beau gosse, j’ai de la gueule, je ne pratique pas la langue de bois, j’ai déjà fait partie d’un gouvernement que je croyais de gauche et je suis prêt à prendre des responsabilités pour mon pays si besoin. Vous êtes sûr que le pays n’a pas besoin de moi ? Regardez bien dans tous les coins, vous verrez bien que le pays a besoin de quelqu’un. Donc, je pense que ce quelqu’un, ça ne peut être que moi. Vous n’êtes pas d’accord avec moi ? Allez, réfléchissez bien, vous ne pouvez pas ne pas être d’accord avec moi, puisque je vous dis que je suis prêt. Je suis même certainement le seul à être autant prêt. Plus prêt que moi, ça n’existe pas.

J’ai fait l’ascension du Mont Beuvray le jour de la Pentecôte. Oui, pour montrer que je suis encore jeune et frais comme un gardon. J’aurais pu monter Carlo le jour de l’Ascension mais ça n’aurait pas fait très sérieux. Alors, j’ai fait comme François Mitterrand, j’ai gravi une montagne pour montrer la voie à tous ceux qui m’aiment et donc me suivent et pour que les autres sachent que c’est le bon chemin. Et pour leur dire que je suis prêt à prendre des responsabilités pour mon pays. Ça n’est pas une décision que j’ai prise à la légère, c’est mûrement réfléchi car je pense que le pays a besoin d’un homme beau, jeune et fort et que je suis le seul à combiner ces trois qualités. Les autres, non seulement ils sont vieux mais ils ne sont pas très beaux et encore moins forts.

Je me suis mis en disponibilité pour mon pays car je pense que c’est le bon moment. S’il y en a qui n’ont pas encore compris, je voudrais juste leur dire que peu m’importe s’il y a des primaires ou non, je suis l’homme de la providence et pour la présidentielle de 2017, je suis celui que tout le monde attend. Mais ça me désole un peu de devoir insister autant pour faire passer le message. J’ai un peu l’impression de ne pas être compris comme j’aimerais l’être, comme je devrais l’être. Ne pensez pas que mon attitude soit celle d’un homme affamé de pouvoir. Ça serait pathétique. Pardon ? Vous me trouvez pathétique ? Mais non, je veux juste qu’on m’entende quand je dis que j’aimerais être président de la République. Qu’on m’entende et qu’on me comprenne. S'il vous plaît.