Vous n’allez pas me croire mais le 30 avril, ce n’est pas que la fête à tous les Robert du monde. Non, c’est aussi la fête de tous les Adjutor, tous les Erconwald, tous les Eutrope, tous les Forannan, tous les Hoïlde, tous les Marien, tous les Maternien, tous les Pomponne (qui ne sont pas de gaz) et tous les Roparz. Le problème, pour eux, s’il en existe, c’est qu’il n’y aura pas beaucoup de monde pour leur souhaiter bonne fête. Les pauvres. Ou les veinards. On ne sait pas très bien, en fait. Et n’oublions pas les Aphrodise-Ayoutre. Prénom composé s’il en est.

En même temps, je me demande si c’est mieux d’avoir un prénom à coucher dehors ou un prénom très usuel. C’est vrai, ça, mieux vaut-il s’appeler Robert ou Onnen ? Ou  Hou ? Franchement, je me demande, je me demande, comme chaque fois je pense à Fernande, d’ailleurs. Ma foi (de veau), je pense que je vais économiser de la salive et ne la souhaiter à personne, sa fête, aujourd’hui, 30 avril. Et même pour les Robert, je n’en connais pas directement. Le seul que j’ai croisé, ces dernières années, c’est le futur ex-mari d’une collègue que je n’aime pas beaucoup, alors…

En tout cas, à l’heure ou ce billet sera publié, de façon automatique, car programmé depuis la veille, nous serons sur la route pour St Maixent, dont ce n’est pas la fête car pour tous ceux qui se prénomment ainsi, c’est le 26 juin. Une fois que l’été est là. Je disais donc que nous sommes sur la route pour aller faire commémorer l’anniversaire de la Fête à Nanou. Vingt ans déjà ! Pour un peu, on n’aurait pas vu le temps passer. D’ailleurs, moi, je ne l’ai pas vu passer. Sauf quand je me regarde dans la glace. Et ça, parfois, comme je le regrette.