Incroyable ! Non, ça n’est pas une gaine mais c’est tout bonnement incroyable ! C’est incroyable comme les choses peuvent être difficiles à croire. Je sais, je me répète mais c’est pour bien montrer combien tout ça me semble extravagant. Pour ne pas dire effarant. Voire inouï.

Hier matin, je me suis levé avec une putain de douleur très forte dans la fesse gauche, juste au milieu, en plein dans le jambon d’York. Comme lundi dernier. Une douleur forte au point d’avoir du mal à m’habiller tout seul. Du coup, j’ai dû me débrouiller comme j’ai pu : enfiler mon slip et mes chaussettes après m’être assis sur le canapé, en faisant moult grimaces pas très esthétiques. Et idem pour le jeans et pour me rendre de l’appartement au garage, environ quatre à cinq cents mètres, autant vous dire que j’ai traîné la patte. Avec une envie de revenir sur mes pas et de me faire porter pâle, je ne vous dis pas. Mais finalement, contre mauvaise fortune au Panama, j’ai fait bon cœur. Et j’y suis allé, au boulot. Et j’ai fait ma journée.

J’ai fait ma journée. Tu as fait ta matinée, dirons quelques esprits jaloux. Eh, les mecs (et les filles), ce n’est pas parce que je débauche vers midi qu’on peut faire croire que je travaille à mi-temps, compris ? Parce que si je termine vers midi, il ne faut pas oublier que je suis à mon poste de travail dès 3h30, 3h45 ou 4h, selon les jours. Et hier, c’était entre 3h30 et 3h45. Compris ?

J’ai fait ma journée et il m’en a fallu du courage pour tenir le coup. J’en ai réfréné d’autres grimaces, quand je m’ankylosais sur ma chaise et quand je voulais me lever pour me dégourdir les jambes, justement. Et que je traînais de nouveau la patte avant de me rassoir après avoir constaté qu’aucune position ne me soulageait de ma douleur. J’ai plus pensé à ma fesse gauche qu’à tout autre chose pendant de nombreuses minutes. Forcément. Comme elle était trop présente, je ne pouvais pas faire autrement. Et je suis rentré, j’ai fait mes courses (quelques courses) et je suis allé faire une séance avec mon coach à qui j’avais dit : pas de travail de charge sur les membres inférieurs. Il m’en a fait baver pour les bras et les épaules et une chose est sûre : à la fin de la séance, je n’avais plus mal à la fesse. Comme si la douleur avait trouvé mieux ailleurs.

Et ce matin, plus aucune douleur. En me levant, je me suis dit que j’avais dû perdre ma fesse gauche en cours de route. Mais non, en y mettant la main, j’ai senti qu’elle était toujours là. Plus de peur que de mal ? Ouais, on va dire ça comme ça.