Et douze de plus, ce qui nous fera un total cumulé de 88 kilos. Je croyais qu’on était pile dans la période des régimes pour retrouver son poids de fin d’été. Chez moi, c’est l’inverse. Je prends du poids de jour en jour. Du poids de vaisselle dont je me débarrasse. Aujourd’hui, c’était principalement pour des verres et des baguettes chinoises. Ne me demandez pas pourquoi j’avais une trentaine de ces baguettes alors que nous ne mangeons asiatique à la maison qu’une fois tous les trois ou quatre ans, pour ne pas dire tous les huit ou dix ans. Mais j’en avais une trentaine. Sans doute parce que j’ai toujours souffert du syndrome de l’écureuil et j’ai toujours été atteint de la maladie de l’accumulation. On ne sait jamais, si on venait à manquer. Si une nouvelle guerre mondiale éclatait.

Si une nouvelle guerre mondiale éclatait, c’est sûr que ça me serait super utile d’avoir une trentaine de baguettes chinoises. Pas pour me défendre, en tout cas. Quoique, quoique… là encore, allez savoir. Une impulsion… Concernant les verres, on a dû en donner une bonne quarantaine, des plus gros, ceux à cocktail aux plus petits, ceux à liqueur. Dans les deux cas, je n’en bois jamais. Ni à la maison, ni ailleurs. Et ce n’est pas parce que j’ai pu en faire moi-même quand j’étais barman, il y a trente-cinq ans que… Ces grands verres viennent de là-bas, d’ailleurs. Le café-snack-bar s’appelait le Chêne vert et j’y ai travaillé un peu plus de trois mois, à l’époque. Juste avant qu’il ne fasse faillite. Et j’ai pu récupérer un peu de trucs par-ci, par-là, cahin-caha. Aujourd’hui, ces deux plus grands, il était temps qu’ils aillent voir autre part si j’y suis.

Autre part si j’y suis aussi pour les petits verres à thé qui viennent du Maroc. J’en avais quinze, j’en garde 6 et je ne retiens pas les 4 verres à vin de madame Nielsen. Autres temps, autres mœurs. Et ainsi de suite pour des tas d’autres. Plus quelques cendriers inutiles depuis trop d’années. Plus trois ou quatre fils à couper le foie gras. Voilà, tout ça, c’est parti. En un voyage, trois sacs et un coup de chaud. Et un peu mal à la fesse gauche au retour. Parce que j’ai oublié que je ne devais pas faire trop d’efforts avec mon espèce de pseudo-sciatique. Mais ça va, je n’ai rien prévu d’autre, aujourd’hui. Sauf recevoir Fanny dans une demi-heure. Elle vient pour nous dire ce qui ne va pas dans notre appartement actuel pour nous permettre de mieux le vendre. Si on veut bien suivre ses conseils. Et pendant ce temps-là, pour nous, ça en fait douze de plus.