Ce que je voulais dire, hier, c’était que j’avais beaucoup aimé le dernier film de Téchiné, Quand on a dix-sept ans et comme bien souvent, je me suis laissé emporter par mes doigts et ma pensée, incontrôlables, les premiers sur le clavier de mon ordinateur et la seconde, absolument réfractaire à toute discipline. Que voulez-vous que j’y fasse, au bout de tant de temps, on n’y pourra plus rien, désormais. En même temps, ça n’est pas un drame, juste un état de fait. Et encore, j’ai la chance de pouvoir clavarder très vite car je suis très à l’aise avec les claviers de machines à écrire puis d’ordinateurs depuis presque toujours.

Ce que je voulais donc dire, hier, c’est que j’ai beaucoup aimé ce film, le dernier de Téchiné, Quand on a dix-sept ans, et tant pis si la première moitié du film est un peu lente, un peu longue pour certains, moi, ça m’a permis de bien entrer dans l’histoire, de bien me familiariser avec les personnages, les trois personnages centraux : les deux adolescents et la mère de l’un d’eux. C’est une jolie histoire d’amitié/amour moderne et je trouve que c’est sans doute l’un des plus grands rôles de Sandrine Kiberlain que je trouve de plus en plus intéressante et de plus en plus belle. Alors qu’il y a quelques années, elle m’indifférait plus qu’autre chose.

Ce que je voulais dire, hier, c’est que non seulement j’ai aimé le jeu de séduction et l’histoire d’amour entre les deux adolescents mais j’ai aussi beaucoup aimé la partie qui a traité du deuil. Et ce qu’on a fait dire à la femme qui vient de perdre son mari. Ses paroles lourdes de sens sur l’absence de celui qu’on vient de perdre. Sur les moments d’oubli du drame qui arriveront un jour et sur la culpabilité qu’on doit alors ressentir d’avoir délaissé le deuil pendant quelques instants. J’ai adoré cette scène où l’adolescent qu’elle a hébergé l’emmène dans la montagne plein de brouillard pour lui changer les idées. C’est tout ça que je voulais dire, hier.