Dans un mois, si aucun malheur ne me frappe et si aucun obstacle ne se dresse devant nous, nous aurons passé un dimanche en famille et à la campagne. Nous serons le lendemain du premier mai. Le premier mai, vous savez, l’équivalent du 1er avril, un jour où on fait des blagues sociales comme des manifestations syndicales et un jour où on vend du muguet à tous les coins de rue. Un truc où on se fait bien souvent avoir, dans l’un ou l’autre des deux cas que je viens de citer. Le premier mai est différent du premier avril en cela que ça ne fait rire que moi alors que le premier avril a tendance à croire qu’il fait rire tout le monde. Non mais quoi, hein ?

Dans un mois, nous aurons donc passé un dimanche au moulin de la Fenouillère et les parents pourront venir y dormir pour deux nuits, petit déjeuner compris, à partir du soir, quand la tribu angevine s’en sera retournée chez elle. Ils auront une chambre comme dans un château car tant qu’à partir en week-end, même à quatre kilomètres de chez soi, autant faire les choses en grand, non ? Mais ça ne sera pas un week-end d’anniversaire, non, non, non. Chose promise, chose due. Et le soir, après avoir fait leur lit (car comme on fait son lit, on se couche), peut-être jouerons-nous au Uno ou à un autre jeu, histoire de passer une bonne soirée sans télévision.

Dans un mois, je serai en vacances pour une semaine. Un peu plus, même, car je vais avoir six jours avec les week-ends et ça va me faire du bien car depuis septembre, allons donc savoir pourquoi, je n’ai pas eu un seul jour de congés et là, je trouve que ça commence à faire long. Ça tire. Tire, tire, tire, non pas l’aiguille, ma fille mais tire, tire, tire sur la corde. En tout cas, pour l’heure, nous sommes samedi juste après déjeuner. Je vais aller me faire une séance de cinéma et ensuite, je rentrerai tranquillement à pieds en évitant les rues (trop) commerçantes et je regarderai les premières feuilles sur les arbres en plein renouveau. Et j’aurai une pensée pour Lova Moor.