Toute journée commencée étant considérée comme terminée et donc due, on va partir du principe que ce 31 mars est déjà terminé à 14h10, en ce qui me concerne. Et puisque cette journée clôture ce mois de mars, on peut donc officiellement dire que ça me fait un trimestre de plus de validé dans le cadre de mon calcul d’annuités pour ma future et relativement proche retraite (putain, encore cinq ans !) et ça, c’est quelque chose qui va me permettre de me sentir mieux.

Me sentir mieux ? J’en ai besoin. Aujourd’hui, c’est jour de migraine comme pour d’autres gens, dans d’autres lieux, c’est jour de marché. Non, moi, je n’ai rien à vendre, rien à acheter, c’est seulement jour de migraine. Et migraine le dernier jour du mois, il y a de quoi se mettre en émoi. Cela augure-t-il du retour de la bête ? J’espère que non. Dans tous les cas, je fais avec et je verrai en temps utile. En temps voulu. Voire en temps non voulu.

En temps non voulu ? Aujourd’hui, c’est la foire aux giboulées et vas-y que ça tombe comme vaches qui pissent. J’ai choisis un pluriel pour bien illustrer le fait que ça ne s’arrête pas, depuis ce matin. Alors que la Garonne est déjà à un niveau bien trop haut à mon goût pour que ça n’ait pas de répercussions dans certaines caves riveraines. En même temps, ça n’est pas plus mon problème que ça vu que de toute façon, je n’y pourrais pas grand-chose même si je le voulais.

Même si je le voulais ? Même si je voulais quoi ? Là, comme ça, maintenant, à brûle-pourpoint, saute-mouton et corde à sauter, j’ai envie de répondre que j’aimerais surtout aller m’allonger sur le canapé et fermer les yeux un moment. Me détendre et me laisser aller. Oui, tiens, c’est bien ça, me laisser aller. Alors chiche que dès la fin de l’écriture de ce billet, c’est ce que je vais faire. Et profiter d’un jour trop pluvieux (pour être honnête) pour ne rien faire.

Ne rien faire ? Si je ferme les yeux, je ne vais rien faire, ça, c’est sûr mais je vais quand même penser à des tas de choses. À notre plan de financement pour le nouvel appartement, à la vente de l’actuel, à l’aménagement du prochain. À ce week-end au gîte de la Fenouillère, dans pile un mois. À comment nous allons nous organiser, sur place. À mon boulot. À Jean-Pierre Coffe. À ce que je nous allons manger ce soir. Et à Lova Moor, puisque personne ne me donne de ses nouvelles.