Tout le monde n’est pas obligé d’être noctambule, sinon, comment voulez-vous que l’on s’entende ? Deux univers impossibles à rapprocher : ceux qui vivent le jour et ceux qui vivent la nuit.

C’est vrai, ça, je viens de lire un article qui critique le fait d’aimer être du matin. Comme ceux qui aiment le matin, dont je fais partie, comme s’ils étaient des gens malades, des gens dangereux ou des gens à enfermer. Comme si nous étions des empêcheurs de tourner en rond, des empêcheurs de faire la fête et des empêcheurs de vivre la nuit. Mais pas du tout. Ceux-là même qui se plaignent de cette nouvelle mode d’aimer le matin n’ont vraiment rien compris. On a le droit d’aimer se coucher à une heure décente et se lever aux aurores. Heureusement.

Où a-t-on vu que cette nouvelle mode du « miracle morning » (le miracle du matin) devenait une dictature ? Je pense que c’est surtout la vie nocturne qui est devenue une tyrannie puisqu’elle interdit à ceux qui ne la pratique pas de bénéficier d’un repos bien mérité, dans le cycle naturel des choses. Alors, si ceux qui n’aiment rien tant que faire la fête tous les soirs et toutes les nuits veulent continuer, qu’ils continuent mais qu’ils n’emmerdent pas les autres et qu’ils ne critiquent pas ceux qui ont un rythme plus harmonieux avec le temps qui passe.

Je me demande quand même où on va si la nouvelle norme est de ne plus avoir d’horaires réguliers sauf pour boire jusqu’au bout de la nuit. Tu parles d’un voyage, Céline ! Que va-t-on faire avec des gens qui ne pensent qu’à ça ? Comment va-t-on relever le pays ?  J’avoue que je sèche mais je ne suis pas là pour donner des solutions. Je dis juste les choses comme je les pense. Et là, j’aurais pu me taire mais cet article dans cet hebdomadaire gratuit, ça m’a carrément énervé. Heureusement que je n’ai pas payé pour le lire. Il n’aurait manqué plus que ça.

Demain matin, je commence ma nouvelle semaine de travail. Je me lèverai à 3h50. Et je sais que nous ne nous rencontrerons pas, avec ceux qui ne seront pas encore couchés. Mais laissez-moi vivre à ce rythme-là.