Eh bien non, la machine ne se grippe pas. Finalement, hier, j’ai quitté mon boulot très tôt, vers 10h et j’ai vu le médecin car j’avais un peu peur d’un truc comme ça, justement. Peur d’un truc qui me cloue au lit, qui m’oblige à m’arrêter quelques jours sans pouvoir sortir de la chambre voire du salon. Peur d’un truc avec plein, plein de médicaments et d’autres tas de trucs de malade. Le diagnostic est tombé très légèrement : soit une pharyngo-laryngite carabinée soit une laryngo-pharyngite tout aussi carabinée. Je ne me souviens plus dans quel ordre il m’a sorti ça, le toubib. Dans tous les cas, j’ai gagné le tiercé, dans l’ordre ou dans le désordre : éternuements, quintes de toux, nez qui coule. Et l’outsider : la fièvre de temps en temps et quand elle tombe de temps, elle me fout à plat et quand l’autre temps, je n’en ai pas, je ne suis guère plus vaillant car de toute façon, je suis crevé.

Alors, histoire de penser à autre chose, autre chose de plus joyeux et de plus optimiste, je me suis demandé quel genre de maladie j’aurais aimé que Nejib me diagnostique. Nejib ? Ben, si vous me lisez régulièrement, il m’arrive de parler de lui, c’est mon docteur référent. Je l’adore et depuis cette année, alors qu’il m’a fait deux bises pour me souhaiter la bonne année, je vais me permettre de l’appeler par son prénom. Quand je parle de lui dans ce blog. Sinon, devant lui, avec tout le respect que je lui dois, je lui donne du « docteur » à tout bout de champ. Bref, ce que j’aurais aimé qu’il me diagnostique, Nejib, au lieu d’un truc qui me rappelle que j’ai la gorge complètement cramée, franchement trop cuite, j’aurais aimé qu’il me trouve un truc un peu plus sucré, en ce moment, j’ai besoin de douceurs. Une berlingo-pharyngite, pourquoi pas ?

Si j’avais été espagnol, ça ne m’aurait pas déplu qu’on me dise que je souffre d’une hidalgo-laryngite. Mais ça n’est pas le cas et même s’il n’est pas impossible que de par certains lointains ancêtres j’ai un peu de sang hispano-arabe (Charles Martel ne les a arrêtés qu’à Poitiers), mon côté ibérique est loin d’être flagrant. Comme j’aime assez bien la danse en général, on aurait pu me diagnostiquer une tango-pharyngite ou une fandango-laryngite, j’aurais été assez fier de m’en sortir comme ça. Un truc pour faire Danse avec les Stars même avec la fièvre du samedi soir… Si j’avais été un Schtroumpf, évidemment, j’aurais souffert d’une indigo-pharyngite. Si je m’étais appelé Jacques Vabre, j’aurais été fatigué par une gringo-laryngite. Mais non, rien de tout ça, aucune fantaisie dans ces infections de la sphère O.R.L. Au moins, l’autre fois, quand j’avais mal à la fesse, je pouvais dire avec un peu de fierté que j’avais une tendinite du cul. Sans vouloir être vulgaire.