Là, tout de suite, presque comme dans une urgence incontrôlable, il faudrait que j’écrive quelque chose parce que je sais que tout à l’heure, je n’en aurai peut-être ni le temps ni l’envie. Et donc, il faut savoir saisir l’instant opportun et tant pis si je n’ai pas grand-chose à dire, ce matin. Et tant pis si je n’ai même rien à dire. L’essentiel, c’est de le dire. C’est de s’exprimer. Mais comme je me sens un peu sec, là, tout en écrivant ce préambule (comment veux-tu ?),  je suis en train de me dire que je pourrais peut-être faire une conférence de presse. Et attendre qu’on me pose des questions. Auxquelles je répondrai du mieux que je le puis. Ou pas, si j’ai envie d’en éluder. Bon, d’accord ? Tout le monde est là ? Allez, je vois que vous être 3, ce qui doit représenter une petite majorité de mes lecteurs, je suis content, la proportion est satisfaisante.

Une question, là, au fond ? … Non ? Normal, il n’y a personne au fond. Eh bien alors, une question, là, devant ? … Allez, ne faites pas les timides, je suis là pour vous. Je suis à votre écoute. Et il faut en profiter car ça ne m’arrive pas souvent de pouvoir me le permettre. Sautez sur l’occasion, elle ne se présente pas souvent. Alors, il ne faut pas rater le coche. Bon, je vous laisse encore quelques minutes et après, désolé, mais je rentrerai chez moi car vous comprenez, je me sens fatigué, ce matin, à une demi-heure de la mi-journée. Je me sens fatigué depuis que je me suis levé. C’est un jour sans. Et pourtant, ça aurait pu être un jour avec. Surtout avec ce que j’ai appris hier soir. Que l’autre, là, le grand, il pense finir sa vie avec elle. Et il le lui a dit. Et ensuite, il a eu comme des regrets. Ceux d’être allé trop loin et de l’avoir perdue car elle ne s’attendait pas à ça. 

En même temps, de tout ça, tout le monde s’en fout. Toute la très peu nombreuse assistance en premier. Mais pour moi, ce fut et c’est une bonne nouvelle. Sans doute qu’il lui a dit les mots bleus, ceux qu’ont dit avec les yeux, ceux qui rendent les gens heureux. Mais ces mots bleus attendent une suite sinon, le prince charmant, il est inquiet. Voire fatigué… En tout cas, ça voudrait dire que les deux familles vont se réunir par un autre biais. Une imbrication que je trouve bienvenue… Oui ? Une question ? Je vous écoute… La clinique du Tondu ? Oui, je sais où elle est, c’est entre la barrière de Talence et Mériadeck. Je connais bien, je suis déjà allé rendre visite à quelqu’un là-bas. C’était pour une épilation, je crois. Mais je ne suis plus très sûr de moi… Bon, si c’était la dernière question, je vais donc vous laisser là et j’espère vous retrouver prochainement. Pourquoi pas demain ?