Y a quand même des fois où on peut se demander comment cela est-ce possible. Parce que franchement, c’est là qu’on voit qu’il y a des différences culturelles telles que l’incompréhension de l’autre ne pourra jamais se guérir et donc permettre de l’accepter totalement. Alors que ce serait justement la seule façon d’éradiquer l’intolérance et donc le racisme.

C’est ce à quoi je pensais tout à l’heure en pensant à mon ami de cœur, Arnold, mon ami germain.  Non pas que moi, je sois celui qui n’aime pas, au contraire mais je reconnais avoir été (et être toujours) celui qui ne comprend pas. Quel que soit le bout par lequel je prends le problème. Que je le prenne ou qu’il me prenne, puisque je ne l’ai pas vu venir. D’où cette espèce de stupeur mais heureusement, sans tremblements

Je me souviens, pendant un voyage officiel de notre meilleur représentant de la ville de Wiesbaden, de la région Essen mais aussi de l’Allemagne réunie, nous avons eu l’occasion de dîner à la maison mais aussi dehors. Enfin, quand je dis dehors, vu le temps qu’il faisait à cette occasion-là, je veux dire au restaurant. Enfin bon, j’espère que vous aviez compris de vous-même, sinon, ce serait vachement un peu grave.

Oui, donc, revenons à nos propos : il reste des curiosités socioculturelles qui sont des plus surprenantes et dont il semble qu’il soit impossible de savoir quelle en est l’origine. Et entre peuples cousins comme ces germains d’outre-Rhin et nous, je vous jure que ça fait bizarre de voir ce que j’ai de mes yeux, vu. Bizarre mais aussi un peu écœurant. Et c’est pour ça que ça interpelle. Sinon, on ne s’en rendrait même pas compte. Ça passerait comme dans du beurre.

Justement, et c’est là tout mon talent, aujourd’hui, la transition est trop belle pour ne pas la signaler aux esprits retors, justement, par deux reprises, Arnold, grand amateur de cuisine et de vins français, grand amateur de pâtés, de beurre et de fromages nous a offert un spectacle des plus sidérants : c’est le premier et sans doute le seul au monde à manger du pâté avec du beurre. Et franchement, du beurre avec du pâté, je ne vais pas en faire des tartines mais quand même, vous pensez qu’on arrivera à construire l’Europe avec de telles différences entre nous ?