Allez, il va falloir prendre son manteau, son bonnet et son écharpe et atteler les chiens de traîneaux et prendre la route pour aller visiter cet appartement maison, sur les quais, aux Chartrons. Nous devons y être pour 14 heures et vu le froid qu’il fait, nous partons comme si nous allions faire une randonnée au Groenland. Avec un peu de chance, nous croiserons peut-être un ou deux ours polaires. Ou, à défaut, une ou deux grosses personnes qui portent des polaires.  

En tout cas, cet appartement que nous allons voir, hormis le fait qu’il est un peu loin du centre (2 stations de tram des Quinconces, donc, 4 de l’hyper-centre), il remplit positivement de nombreux critères que nous avons listés. Certains sont rédhibitoires mais d’autres le sont moins. Nous verrons bien si mon instinct aura été bon car j’ai flashé sur le descriptif et les deux seules photos que j’ai pu voir dans l’annonce parue sur Internet.

Rien à voir avec celui d’hier qui lui, malgré quelques belles promesses de surface et de… comment dire ? Ben voilà, quelques belles promesses de surface, non seulement il ne les pas tenues, ces promesses-là mais même le reste, ce fut un désastre. Rien qu’en arrivant devant, un immeuble individuel de deux étages, donnant sur une rue dans laquelle passent plein de voitures, à double sens et bon, un bâtiment qui m’a fait penser à ce qu’on a pu voir à Berlin côté est.

On entrait dans un salon vide, sale, poussiéreux, vieillot et envahi de courrier et de magazines non ouverts, posés à même le sol. Deux fenêtres avec des barreaux pour ce qui pourrait être un salon-bureau. Ça rime mais ça n’est pas aussi joli que celles que peut faire un poète. Une autre pièce au fond, aveugle, en triangle. Immeublable. Le mot n’existe pas mais je l’invente exprès pour cet appartement. Au premier, un séjour plus une cuisine, dans le même état. Minable. Re-vieillot.

Au second, deux chambres dont une qui ne peut contenir qu’un petit lit. Je ne suis pas allé au bout de la visite, je n’ai même pas voulu voir la cave, aussi grande que chaque niveau. Je me suis cru chez Zola, dans les bas-fonds pas dans les beaux quartiers. Une sensation désagréable. Rien à voir, a priori, avec celui que nous allons visiter dans heure : un bâtiment contemporain sur deux niveaux, quelque chose de moderne, de propre, de fonctionnel. À suivre ?