Je ne vais quand même pas faire appel à Stéphane Plazza pour trouver un nouvel appartement qui serait ma cabane au Canada, le ranch de mes rêves, ma cabane du pêcheur, ma maison près de la fontaine, ma maison vide, mon hôtel Normandy, ma maison au bord de l’eau, ma maison du bonheur, quoi… Non, je ne vais quand même pas le contacter pour lui demander à la fois de vendre celui que je veux quitter et me trouver l’autre, celui qui doit exister, quelque part, à un prix qui me convient, mais où, dans Bordeaux, où ça, bon sang ? Allez, cherche, Stéphane, cherche… cherche l’appapartement, cherche…

Non, parce que si je le contacte, Stéphane Plazza, je vais être obligé d’être filmé et mon appartement actuel aussi et on va voir mes réactions quand il m’en fera visiter un qui pourrait me convenir mais qui ne me plaira pas du tout et voilà, quoi, où se trouvera mon intimité, alors ? Que faire de ma pudeur naturelle ? Et comment gérer ça vis-à-vis de mes collègues, de ma famille, de mes voisins ? Surtout quand, face à la caméra, je vais dire que je ne supporte plus l’environnement, là où je suis. Non, le mieux, c’est que je me débrouille tout seul. Ou avec l’aide d’une agence mais sans aucun media.

Je ne suis pas difficile, je suis même dans la moyenne la plus affligeante qui soit : un appartement d’environ 100m2, avec trois chambres ou deux chambres et un bureau, une cuisine séparée, deux places de parking en sous-sol, une terrasse d’environ 10m2 sur laquelle on puisse manger à 4 et lumineux, bien orienté et tout et tout. Et sans velux même si je sais qu’en cas de mauvais temps comme en ce moment, je pourrai écouter en soupirant la pluie qui ruissellera sur mes carreaux et laisser les volets clos, les jours où j’aurai envie de rester au calme. Pour l’heure, ça n’est pas d’actualité. La course aux visites reprend dès ce mardi après-midi. Alors, je me dépêche.