Vous ne devinerez jamais ce qui m’est arrivé hier, dimanche, alours que j’étais juste en train de terminer la publication de mon billet sur mes bounnes résoulutions. Juste au moument où je voulais me mettre à écrire le billet pour aujourd’hui, car aujourd’hui, je serai absent toute la journée, j’accompagne le patron à Toulouse, je ne pouvais plus écrire un seul mout avec la lettre o qui n’était pas accompagnée d’une vouyelle ou de certaines consounnes. Alours, pour me comprendre moi-même, je peux vous dire que j’ai eu beaucoup de mal.

Et même quand j’ai voulu parler à voix haute, je me suis entendu dire « à voix houte » mais non, j’ai répété et j’ai bien prounoncé « à voix haute », c’était juste mon esprit stressé qui a fait des siennes. Mais bon, quand je me suis rendu compte de ce qui m’arrivait, j’ai failli prendre mon téléphoune pour appeler le patron et lui dire que bon, est-ce que ça n’était pas un peu gênant pour demain, pour faire la route ? Non, la route, pas la rote ! Ah tiens, un « o » qui vient de passer nourmalement, c’est bizarre autant qu’étrange.

J’ai même tenté de dire quelques ounoumatoupées mais ça m’a encore plus énervé de ne plus savoir dire « Ouhé » ni même « touc touc touc, qui c’est qui frappe à la pourte ? » et encore moins faire la poule « cout cout cout coudec… », je me suis senti ridicule coumme vous ne pouvez pas l’imaginer. C’est très désagréable car du coup, tout le monde pense que j’ai un accent alours que pas du tout. Il faut juste que je fasse attention à certains mouts pour ne pas tomber dans des contresens un peu douteux. Le mieux qu’il me restait à faire, hier, c’était d’aller me coucher tout. C’est ce que j’ai fait.