Eau, mais quelle est donc toute cette eau qui nous tombe dessus depuis plusieurs jours ? Je ne sais pas s’ils sont en train de faire du déstockage de début d’année, là-haut, au rayon des perturbations humides mais alors, on nous gâte, je ne vous dis pas mais qu’est-ce qu’on nous gâte. Et comme les choses sont plus que bien faites, c’est de l’eau encore plus mouillée que celle qu’on a pu recevoir les années précédentes.

En tout cas, hier, même sous mon grand parapluie, mon petit coin de paradis, je peux vous dire que toute la pluie est tombée sur moi avant de finir en faisant des claquettes sur le trottoir. Il n’y a guère que les bottes et les parapluies qui sont vraiment contents, que ça ne contrarie pas de sortir sous des abats d’eau pareils. Parce que moi, autant vous dire que je m’en passerais volontiers, même si j’ai conscience qu’il fallait bien que ça tombe.

C’est vrai, ça, il n’a pas réellement plu depuis des semaines et des semaines pour ne pas dire des mois et des mois. Les dernières vraies grosses ondées dont je me souviens, ça remonte à mes vacances aux Sables d’Olonne, que j’ai dû écourter car en plus, il faisait froid et ça ventait. Ça se ventait, ça faisait le kéké avec ses joues bien gonflées et à jouer à faire des bourrasques pour voir qui résisterait le mieux. Je m’en fous, je n’ai même pas eu peur. Ni mal.

C’est peut-être aussi pour ça que je voue une telle admiration à ce film que je considère comme un chef-d’œuvre : Singing in the rain. Car moi, j’aurais aimé ressembler à Gene Kelly, être bien foutu, être bien sapé et être capable de chanter et de danser sous la pluie, sous une pluie torrentielle sans me soucier d’être trempé comme une soupe, sans peur d’attraper la mort et sans m’en faire pour mes chaussures et mes vêtements.

Alors bon, encore une fois, je vous le demande : eau, mais quelle est donc toute cette eau qui nous tombe dessus depuis le début de l’année ? Sera-t-elle au moins suffisante pour remplir les nappes phréatiques ? Allons-nous devoir nous préparer à muter en humains amphibies ? Ou n’est-ce que passager... Oui, comme dans le film. Le passager de la pluie. Si ça, ça n’est pas avoir le sens de l’à-propos, je vous le demande, hein ?