En 2015, je m’en souviens très bien, j’étais à deux doigts et à mille lieues de soupçonner ce qui allait nous arriver, en France. Et je venais de passer la fin de l’année sans me rendre compte que Noël était déjà terminé. On ne m’avait rien dit. Ce n’était pas forcément pour me déplaire. Mais cette année, c’est surtout les douze coups de minuit du 31 décembre que j’ai failli ne pas voir passer. En effet, je me suis endormi sur le canapé vers 22h30 et, comme je dois vraiment avoir un réveil dans l’organisme, je me suis réveillé à 23h55, dans mon demi-sommeil, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je replonge avant que ça ne soit l’heure H, j’ai résisté, j’ai fait la bise au président, bonne année, bonne santé et j’ai appelé maman, comme tous les ans depuis des dizaines d’années, bonne année, bonne santé et je suis allé me coucher, il n’était pas minuit dix. Juste un peu plus de minuit cinq.

Le 5 janvier 2014, je m’en souviens encore fort bien, j’ai parlé de Pagnol, de la galette des rois et puis, Fanny. Oh, c’était surtout un prétexter à prendre un bain chaud dans les souvenirs de mon enfance et à faire un jeu de mots très opportuniste, comme j’aime bien les faire. Le 5 janvier 2013, je n’avais pas encore commencé ce blog et donc, pour me souvenir de ce que j’ai pu faire ce jour-là, monsieur le commissaire, ça va être un peu plus difficile. Ou alors, sous hypnose, peut-être ? Je vais essayer tout seul, tiens. On va voir. Non, je n’y arrive pas. J’ai beau y mettre toute la bonne volonté du monde dont je suis capable, je pense que j’ai présumé de mes forces mémorielles. Et surtout, je n’ai pas le temps de chercher dans mes disques durs externes si je n’ai pas un écrit qui traîne de cette date-là. Alors, ma foi, puisque je n’ai pas d’alibi… pourtant, je vous jure que je suis innocent.

En revanche, je peux très bien vous dire que le 5 janvier 2008, je m’apprêtais à tirer les rois. Non pas à tirer un roi, je ne me permettrais pas ce crime de lèse-majesté mais à tirer les rois. Je me souviens très, très bien avoir dit que quand j’étais petit, et patati et patata, un peu comme en 2014 mais avec six ans de moins. Des fois, je me répète. Mais à cette date précise, c’est un peu l’occasion qui fait le larron, non ? Le 5 janvier 2007, je me souviens surtout de la veille. Une femme était venue pour faire le ménage chez nous et elle n’a pas voulu rester car c’était soit disant trop propre. Le 5 janvier 2006, je battais ma coulpe pour avoir osé me moquer des lecteurs de mon précédent blog. J’avais inséré un faux lien permettant de me voir tout nu sur une photo. Tout le monde a voulu y aller et tout le monde s’est cassé le nez. C’était un poisson de janvier. Voilà. Pour les années d’avant, je ne tenais pas de blog. Je ne peux donc pas en dire plus aujourd’hui.