On a beau faire, on a beau dire, on ne peut pas changer son moi profond. J’en veux pour preuve que moi, aujourd’hui, lundi d’entre les deux fêtes, depuis ce matin, je cours, je cours, je cours. Au lieu de prendre un peu mon temps, vu mon âge pas encore très avancé mais pas du tout en retard pour autant. Parce que franchement, pourquoi me presser comme ça depuis ce matin ? Pourquoi m’être levé à 6h au lieu de tenir jusqu’à au moins 7h ? Pourquoi avoir voulu faire l’ouverture d’Auchan dès 8h30 ? Pourquoi ne pas me poser entre deux activités ou deux corvées ?

Parce que tout est minuté, chez moi. Je sais qu’en faisant l’ouverture du supermarché, j’ai moins de monde aux caisses et surtout, une fois que c’est fait, c’est fait. Mais aujourd’hui, exceptionnellement, le cours avec le coach, à la salle de gym, était à 10h au lieu de 10h30 voire 11h, en temps normal. Donc, il m’a bien fallu faire mes courses, rentrer chez moi, les ranger et repartir sans prendre le risque d’arriver en retard à la salle de sports. Je déteste ça, être en retard. J’aurais pu, le coach a commencé notre séance à 10h10 et lui, ça ne l’a pas gêné. Mais moi, j’étais à l’heure, c’est ça le plus important.

Ensuite, j’ai dû aller faire un achat pour un cadeau que j’offrirai au Président jeudi soir. Les étrennes d’un président, c’est toujours un peu délicat. Et après, le déjeuner. Je n’ai pas encore fait la vaisselle de ce midi que je suis déjà en cuisine pour ce soir et demain midi. La salade de céleri, champignons, pommes et thon est quasiment prête pour demain. La rouelle et ses légumes de pot-au-feu est dans le four Vitalité, tranquillement, à se dorer la pilule et le gâteau au citron jaune, citrons verts et clémentines et dans le four normal. C’est la course, moi, je vous le dis. Mais comme je n’en ai pas mis dans mon plat pour ce soir, ce ne sera donc pas la course à l’échalote.