Deux qui l’Étienne…

Bon d’accord, je ne suis pas du genre à me jeter sur les calendriers pour connaître le saint du jour et je n’aime pas être sans savoir à quel saint me vouer mais quand même, ça fait 56 ans que je suis né et 56 ans que très peu de gens savent me souhaiter une bonne fête quand c’est le jour J. Le jour adéquat. En gros, si je ne le dis pas, si je ne préviens pas les autres, à quelques exceptions près, tout le monde oublie, personne n’y pense ou tout le monde s’en fout. Bravo, on a les amis qu’on mérite, c’est ça ? J’en prends bonne note…

En même temps, comme je suis le roi de la mauvaise foi (avant, j’en n’en étais que le prince mais je pense que, avec l’âge, j’ai pris du galon), je peux vous dire que ça m’agace prodigieusement, quand on me la souhaite au bureau, ma fête. Parce que je trouve que ça ne regarde pas les gens que j’ai choisis pour ne pas m’oublier. Je veux être maître des compliments qu’on saura me faire. Et pareil pour les félicitations en tout genre. Je ne veux pas de « bonne fête, Stéphane » si ça ne vient pas de quelqu’un qui m’importe. Qu’on se le tienne pour dit.

En d’autres termes, vu le nombre de lecteurs de ce blog, très difficile à évaluer pour être proche de la réalité (entre cinq et dix, je crois – je m’en fous, j’écris pour moi avant tout), je pense qu’au moitié la moitié d’entre eux aura compris comment je fonctionne : si on ne me souhaite pas ma fête, aujourd’hui, je risque de mal le prendre et si on me la souhaite sans que je l’ai décidé, ça risque de m’énerver. Alors, que faire, vais-je probablement m’entendre dire ? Je ne sais pas, je vous laisse le cas de conscience. Moi, je m’en lave les mains.

Et un qui le nique…