À l’heure précise où j’écris ces lignes, je suis en train de me demander si je vais les écrire. Parce que même si elle n’est pas terminée, la journée a été longue. La matinée, au travail était comme un soap opéra ou une télénovela, je n’en voyais pas le bout et ce ne sont pas les multiples rebondissements qui me sont arrivés qui ont changé quoique ce soit dans la longueur infinie de ces heures dans un bureau qui a fini par me donner mal à la tête. Et au cou car j’ai travaillé de façon très contractée. Et aux neurones, parce que, à plusieurs reprises, j’ai cru que je ne comprendrais jamais le dossier que j’avais sous le nez. D’ailleurs, j’en ai laissé un en partant, tout à l’heure. Je n’y arrivais pas et je me suis dit que le mieux était que je parte et que je le reprenne demain après une courte nuit de repos. Parce qu’elle sera forcément courte. J’embaucherai aussi tôt que ce matin, demain.

Oui, parce que j’ai fait le tour du cadran ou presque, ce matin. Je suis arrivé au travail à 3h25 et j’en suis reparti à 12h35. Si on tient compte de l’heure d’hiver, vu que c’en est le premier jour, là, présentement, on peut dire que j’ai donc passé 12 heures dans l’univers impitoyable et loin d’être silencieux des poissons. Non pas que ce soient eux, les poissons, qui fassent du bruit, non, mais rien que mes collègues. Et moi. Oui, parce que moi aussi. Quand je ne comprends pas, je grommèle, je jure, je peste, je fulmine, je sors de l’air par mes naseaux, je maugrée, je tape du pied par terre mais ça n’énerve que moi vu que maintenant, je suis tout seul dans mon bureau, je maudis la terre entière et surtout tous ceux, autour de moi, qui n’ont pas fait leur travail. Qui n’ont pas su le faire. Ou pas voulu le faire.

Du coup, je suis rentré, épuisé, éreinté, lessivé, flapi, crevé, flagada, tout mou du bulbe et je ne vais pas vous faire un dessin, je n’en ai pas le courage. Alors, j’ai déjeuné, à 15h45, ça encore, ça peut passer, mais je voulais me reposer et là, pas de chance, on a de la visite. Le jeune Alexandre qui vient faire un point car il le veut, le mandat exclusif pour tenter de vendre notre appartement. Et sur la table, il y a un paquet cadeau qui ressemble à une boîte de chocolats. Si ça se trouve, c’est lui. Et moi, je ne vais pas lui dire mais je n’aime pas les chocolats. J’aurais préféré une tablette Qooq, tant qu’à faire, s’il voulait me faire plaisir pour la fin de l’année. Et pour mon anniversaire qui vient de passer. Mais non. Tant pis. De toute façon, il y a encore demain à subir. Encore un tour de cadran à l’horizon ? Pfou… Du coup, je pense que je vais m’abstenir d’écrire un billet, aujourd’hui.