Encore une fois, hier soir, j’ai ressenti de la fierté au vu des résultats de ce deuxième tour des élections régionales de 2015. De la fierté après la crainte et le découragement de la semaine précédente. Les français se sont réveillés et ont fait ce qu’il fallait pour qu’aucune région ne soit accaparée par ceux qu’on connaît (peut-être mal mais tant pis, ce qu’on en connaît, ça suffit, à mon sens), de la fierté pour ce sursaut républicain et qu’on ne se méprenne pas sur le sens de ce mot qui, lui aussi, a été accaparé par un parti de droite.

Je suis soulagé mais je reconnais qu’une fois cette satisfaction immédiate passée, j’ai aussi réalisé que ce n’était qu’une demi-victoire car de toute façon, leur progression est malgré tout encore trop importante et n’augure rien de bon pour les années à venir. Et c’est plutôt moyen de savoir qu’ils seront quand même présents dans plusieurs régions, là où il faut être pour faire son travail d’opposition alors que d’autres partis comme celui des socialistes seront les grands absents et on dit bien que les absents ont toujours tort.

Tant pis, ce résultat est un moindre mal, il faut bien se contenter de ce qu’on a, de ce qu’on a craint d’avoir et qu’on n’a pas et imaginer que ça restera à ce niveau-là, pas plus. En tout cas, pas bravo à ces responsables politiques qui se sont réjouis du taux d’abstention qui est moindre que celui de dimanche dernier. Pas bravo parce que ce n’est pas brillant pour une grande démocratie comme la France de ne pas pouvoir faire voter beaucoup plus que 40% de sa population inscrite. Il y a de quoi se poser des questions. Où sont donc ceux qui ne se déplacent plus ? Et qui, si ça se trouve, continuent de se plaindre ?