C’est peut-être idiot mais hier soir, en voyant les images et en entendant le vote unanime à la fin de la Cop 21, j’ai été ému à un point que je n’aurais pas soupçonné. Parce que depuis des mois qu’on nous en parle, de cette « réunion de la dernière chance », depuis des semaines qu’on nous dit que ça sera un échec ou, qu’au mieux, nous aurons un accord a minima. Et là, les journalistes se sont tous trouvés pris à leur propre piège. Et ça serait bien qu’ils se la pètent un peu moins, désormais. Que ça leur serve de leçon. Pour les prochaines fois. J’aimerais tant qu’on les entende en avoir pris conscience. On a le droit de rêver à quelques jours de Noël.

Je connais aussi quelques esprits chagrins qui pensent et qui disent que tout ça n’est que manipulation politicienne. Parce que, comme par hasard, pour eux, cet accord qui survient la veille du second tour d’élections un peu discutables en termes d’analyses médiatiques et d’autoanalyses politiques. Que cet accord tombe bien pour faire peut-être pencher la balance « du bon côté » et quand bien même, de toute façon, les petits français, même en tant qu’organisateurs de cette conférence des parties, les français ne pouvaient pas manipuler 195 nations pour obtenir un accord opportuniste.

Moi, je suis persuadé que cet accord unanime restera un accord historique et on retiendra peut-être ça aussi de François Hollande, dans le futur de la France et du monde. Allez savoir… En tout cas, au moment où le marteau est tombé sur la table, que l’assistance s’est levée en applaudissant, je vous jure que ça m’a tiré quelques larmes au coin des yeux. Nous étions de nouveau le centre du monde, hier, 12 décembre 2015 et, cette fois, pas pour des raisons dramatiques mais avec des raisons d’espérer tendre vers un monde meilleur. Et on peut aussi se mettre à rêver que ça fonctionne même si ça va être long, même si ça ne va pas être facile. En tout cas, moi, je veux y croire.