Je pense que tous ceux qui liront ce billet auront énormément de difficultés à en lire le titre mais se demanderont aussi ce que ça peut bien vouloir dire. Non, je n’ai pas appuyé sur des lettres de mon clavier au hasard. Non, tout est bien réfléchi et la réponse à cette énigme se trouve un peu plus loin, dans un paragraphe proche de la fin.

Tout a commencé alors que j’avais besoin de comparer les deux recettes officielles du véritable tourteau fromager de chez moi, dans les Deux-Sèvres. Parce que j’en ai trouvé une dans un magazine de cuisine, récemment et comme j’en avais besoin de toute urgence et que je ne la retrouvais pas, j’ai regardé sur Internet et sur le site qui m’en proposait une qui me semblait proche de celle que je cherchais, j’ai vu d’autres liens sur des choses qui appartiennent au patrimoine du Marais Poitevin.

Et là, je suis tombé sur l’histoire, sur la légende du cheval Mallet, un cheval magnifique, fabuleux, extraordinaire mais aussi et surtout terriblement maléfique. Il apparaissait en général les soirs de nuit sans lune, sa couleur blanche (comme le brouillard en Vendée, disait-on, alors) lumineuse dans la nuit attirait et tentait le voyageur épuisé d’avoir trop marché. À peine l’errant monté dessus, le cheval se mettait alors à galoper comme un ouragan, exhalant de la fumée par les naseaux et éclairant l’horizon de ses yeux étincelants.

En général, sa chevauchée nocturne se terminait toujours au petit matin par la mort de son cavalier qui avait dû tomber à terre brutalement en se faisant piétiner par le cheval à l’aide de ses sabots à la forme étrange. La seule possibilité de s’en sortir pour le voyageur qui avait voulu le monter était  de jeter six pièces de monnaie marquées d’une croix devant la bête, afin de l’arrêter dans sa course folle. Ou alors, il fallait porter la croix de St Benoît sur soi.

Cette croix, appelée aussi Croix des Sorciers, a des lettres sur tout son pourtour et ces lettres sont les suivantes : VRS NSMV SMQL  IVB et ont une signification bien précise. Elles correspondent à la phrase que disent, entre autres, les exorcistes contre les forces du mal : « Vade Retro, Satana   ;   Non Suadeas Mihi Vana   ;   Sunt Vana Quae Libas   ;   Ipse Venena Bibas. » Ce qu’on peut traduire par : « Arrière, Satan ; ne me tente jamais avec des choses futiles ; ce que tu m’offres est mal ; bois toi-même le poison. » Et là, j’aurais mis ASNMTJADCFCQTMOEMBTMLP dans le titre, mais c’était bien trop long. Je trouve.