"Je voudrais leur dire qu'on a reçu le coup de pied au derrière mais que c'est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur." (Nicolas Sarkozy, meeting de Limoges, le 14 octobre 2015)

Pour une fois, en politique, on ne pourra pas parler de langue de bois mais de langue de quoi ?

J’avoue que cette fois-ci, outre le fait qu’il m’a fait bien rire, je n’ai pas du tout compris le sens certainement caché de cette phrase pour le moins énigmatique. Sans doute ai-je dû rater quelques épisodes pour ne pas pouvoir en apprécier la juste valeur. Avec mes petits moyens, je voudrais tenter de résoudre l’énigme qu’elle me propose, un peu comme si Sarkozy était le Père Fouras dans Fort Boyard et que je devais bien répondre pour gagner une clé, du temps dans la salle des trésors ou un indice.

Le coup de pied au derrière ? Ça, ça n’a pas besoin d’être expliqué pour comprendre ce que ça veut dire. Mais je ne sais pas qui a eu cette bonne idée du coup de pied au cul. Parce que là, j’applaudis des deux mains. Et dès aujourd’hui.

Renverser la table ? Il veut faire la révolution, Sarkozy ? Ça se saurait, non ? Descendre de voiture ? Il a une table dans sa voiture, Sarkozy ? Ça ne peut donc pas être une Twingo ni une Modus et encore moins une C3. Ou alors, une table de Barbie et Ken. Qui a les moyens de renverser une table dans sa voiture, qui plus est, avec chauffeur ?

Bien sûr, je joue au con mais ce n’est pas moi qui ai commencé. C’est Sarko qui se prend pour un humoriste. Ou un penseur. Je n’ai pas dit philosophe car il ne faut pas pousser non plus. En tout cas, ça serait sans doute sa meilleure idée de tous les temps, s’il voulait tenter une reconversion dans le one-man-show car finalement, là, n’irait le voir et l’écouter que celles et ceux qui en auraient envie.

Pour ma part, je préfère aller écouter des vrais humoristes. Et voter pour des vrais politiques. Mais c’est un peu mon problème (et je ne suis pas le seul), c’est que de nos jours, il reste qui ? Des noms, je veux des noms… parce que sinon, je quitte la table dont je me suis abstenu de choisir la maîtresse de maison et je monte dans ma voiture par derrière sans me prendre le coup de pied dans le tapis.