Il était une fois un petit jardinier bricoleur. Un amateur, à vrai dire. Qui aurait pu être moi. Mais ce n’était pas moi. Il ne faudra donc pas chercher à trouver des similitudes avec moi. Ni théoriques, ni pratiques. Que nenni et re-que nenni ! Je ne suis pas vraiment adroit de mes doigts. Bon, je peux aider quelqu’un qui s’y connaît mais ça s’arrête là. Je ne suis pas du tout bricoleur sauf pour monter les meubles Ikea. Quant au jardinage, je sais planter les choux et manger les framboises à même les framboisiers.

Non, je suis un peu trop modeste sur ce coup-là. Je sais quand même un peu jardiner, surtout les fleurs. Je peux réussir un peu les herbes aromatiques mais je reconnais avoir un peu de mal avec les tomates et je n’ai donc jamais poussé l’expérience plus loin si ce n’étaient quelques laitues et quelques radis. En ce qui concerne le bricolage, je sais planter un clou, c’est facile, c’est comme les choux mais avec un marteau. Je sais visser, dévisser, brancher une prise, changer une ampoule. Je sais aussi critiquer quand le travail est terminé. Et qu’il est mal fait, à mon goût.

Sinon, je me démerde plutôt pas mal en cuisine. Si, si. Je suis assez bon. Non, non. Je ne cherche pas à me vanter puisque c’est vrai. J’aime ça. Surtout le contact avec les légumes, les éplucher, les couper, les laver, les rincer, les faire étuver, les faire rissoler, les braiser, les envelopper dans une élégante papillote, etc… Je suis un peu moins à l’aise avec la viande car je n’aime pas travailler la viande froide. Mais quand elle est déjà coupée ou si elle est préparée pour n’être plus qu’à être cuisinée, alors, là, la viande ça va. C’est comme pour le poisson.

Bon, j’ai longtemps été carrément négligent côté desserts car déjà, à la base, je suis plus salé que sucré, mais en plus, la pâtisserie, puisque c’est mon point faible le plus fort en cuisine. C’est un peu plus mon truc aujourd’hui car j’ai un robot Kenwood dont je suis l’apprenti. Mais je reconnais que j’ai moins de plaisir à faire des gâteaux car c’est trop carré, trop précis et ça m’enlève tout le plaisir de la spontanéité, de l’invention, du tout et n’importe quoi (mais pas trop n’importe quoi quand même) que je peux faire dans les autres plats.

Mais assez parlé de moi, pour une fois. Ce que je voulais écrire, aujourd’hui, c’était l’histoire de ce petit jardinier bricoleur. Alors, je recommence. Il était une fois un petit jardinier bricoleur qui en avait assez de vivre seul et un jour, alors qu’il venait de faire la connaissance de Marguerite, une jeune femme qui lui a tout de suite plu. Tellement même, qu’il a tenté le tout pour le tout et il a cherché à l’embrasser sur la bouche. Sans avoir vraiment son accord, il dut bien l’avouer. Elle l’envoya aussitôt sur les roses en lui disant de s’occuper de ses oignons. Moralité : le petit jardinier bricoleur prit un râteau parce qu’il voulait simplement rouler une pelle.