Yolande, ma sœur, oui, parce que ma sœur s’appelle Yolande, oui, parce que j’ai une sœur, je n’en parle jamais parce qu’on ne se voit pas beaucoup, parce que, à Marseille, oui, parce qu’elle habite à Marseille, eh bien, elle habite Marseille et lundi, oui, parce qu’on était lundi, et lundi, elle était avec ses trois enfants, oui, parce qu’elle a trois enfants et au moment de traverser la rue devant chez elle, oui, parce qu’elle habite juste devant une rue avec un peu de circulation, eh bien, au moment de traverser la rue, elle s’est rendue compte que ça ne servait à rien car sa voiture était stationnée du côté où était sa maison, oui, parce que souvent, elle se gare du même côté que sa maison, oui, parce qu’elle habite une petite maison. Et heureusement qu’elle s’en est rendue compte tout de suite sinon, elle aurait fait traverser les enfants alors que ça n’avait pas lieu d’être surtout quand le convoi exceptionnel est passé en faisant beaucoup de bruit sous leurs yeux, oui, parce qu’un convoi exceptionnel est passé dans sa rue, en pleine journée, avec tous les risques que ça comporte, on se demande vraiment s’ils sont responsables les gens qui font passer des convois exceptionnels comme ça un lundi matin dans un rue où des gens habitent dans des maisons avec des enfants. En tout cas, Yolande, c’est donc ma sœur, elle a eu peur rétrospectivement car pour un peu, le camion qui portait je ne sais quelle gros enfin, oui, parce que c’était un camion qui portait une espèce d’engin énorme et donc, elle a eu peur rétrospectivement car à quelques secondes près, si ça se trouve, ils auraient traversé tous les quatre au moment même où le convoi exceptionnel passait. Alors, ma sœur, Yolande, oui, parce qu’elle s’appelle Yolande, elle a pris ses trois fils dans ses bras, oui, parce que ses enfants, ce sont trois garçons, et elle leur a dit : « ne faites jamais comme moi, ne traversez jamais pour aller vers la voiture si elle est sur le même trottoir que vous… » oui, parce qu’il y a un trottoir quand même, devant chez ma sœur, celle qui s’appelle Yolande et qui a trois garçons et qui vit à Marseille. Elle n’a pas appelé mon beau-frère pour lui raconter ça car ils sont séparés, oui, parce qu’ils ne s’entendaient plus assez pour rester ensemble et c’est elle qui a la garde des enfants alors que mon beau-frère, non et que si elle l’avait appelé, oui, parce qu’ils s’appellent de temps en temps quand même, mon beau-frère, l’ex-mari de ma sœur, Yolande, il se serait peut-être servi de ça pour dire au juge, oui, parce que de temps en temps, il va chez le juge pour tenter d’avoir une garde alternée, non, pour l’instant, c’est seulement ma sœur qui a la garde de mes trois neveux, il se serait peut-être servi de ça pour dire qu’elle n’est pas capable de les surveiller. Y en a, je ne vous dis pas, ils sont spéciaux, non ?