Pour faire suite à mon billet sur ce thème du bâillement (il y a trois jours, le 13 septembre), je voudrais terminer mon exposé sur le sujet avant que ça ne me reprenne. Et dire que je suis moi-même un grand bâilleur et que parfois, je peux bâiller toutes les vingt secondes pendant un temps assez important. C’est souvent un signe de décompression nerveuse en rapport avec la tension accumulée juste avant. Je ne suis pas quelqu’un de calme. J’essaie parfois de me dire que « je suis calme, je suis zen, je suis un jardin japonais » mais ça ne marche pas bien, chez moi. Ooaaaaaaah ! Alors, je bâille et je me vide de toutes ces énergies négatives et après, je suis tout raplapla. Tout flagada. Tout flapi. Mais sans doute tellement mieux dans ma peau qu’avant ces nombreux bâillements.

Revenons donc une dernière fois sur cette contraction intense des muscles du visage et du diaphragme en essayant d’oublier ma petite personne. Pour une fois. Mais rien n’est gagné de ce côté-là. Et donc, pour faire le lien avec le paragraphe précédent, il est connu que bâiller est une arme anti-stress. C’est excellent pour la santé car, non seulement, ça détend tous les muscles du visage mais en respirant profondément, ça oxygène le cerveau. Ooaaaaaaah ! Bien sûr, ça fait mauvais genre de bâiller en public. Au bureau, par exemple mais il faudrait que les patrons comprennent bien que c’est utile et que ça peut même permettre de mieux travailler, ensuite. Et on devrait même s’obliger à le faire à chaque fois qu’on se sent ému, fatigué ou énervé. Histoire de faire passer tous les indicateurs de rouge à vert.

On dit aussi que bâiller rend plus attentif à ce qui nous entoure. Alors moi, je veux bien mais j’aimerais qu’on me dise comment je dois faire. L’autre matin, alors qu’il faisait si grise et triste mine, dehors, ça m’a fait bâiller tant ça m’a déprimé. Et il aurait fallu que je sois encore plus attentif à ce temps maussade, à cette pluie malvenue pendant mes vacances ? Mais ne pensez pas que je prenne tout à la légère. J’ai conscience que bâiller peut aussi être utile dans ce sens-là. Ooaaaaaaah ! Il n’y a qu’à voir comment l’un des éléments d’un troupeau de moutons bâille comme pour dire aux autres de rester groupés et en état d’alerte. Bon, d’accord, l’exemple des moutons, ce n’est  peut-être pas le meilleur mais changez les moutons en sardines et vous verrez que… si les sardines bâillent, elles avalent de l’eau et ça ne sert à rien.

Bâiller sert aussi à rafraîchir le corps. Par exemple, quand on est fatigué, la température cérébrale augmente et pour bien fonctionner, notre cerveau ne doit jamais être en surchauffe. En ce qui me concerne, je suis très souvent à la limite de cette surchauffe à éviter. Parce que je ne suis jamais en repos ni physiquement ni intellectuellement. Mon entourage me le reproche assez souvent. Je ne sais pas rester inactif, ni d’un côté, ni de l’autre. Donc, je bâille à qui mieux-mieux. Et tant que je peux. Et souvent. Ooaaaaaaah ! D’ailleurs, même en écrivant ce billet, je n’ai de cesse de bâiller. Pour conclure sur cet aspect positif de la chose : bâiller, c’est faire entrer de l’air par les narines et par la bouche et par conséquence, ça permet de refroidir le sang de la tête et donc, de refroidir le cerveau. Pas besoin de sac de glaçons, comme indiqué il y a trois jours.

Dernier point de cet acte plutôt involontaire qu’est le bâillement, c’est qu’il indique un désir sexuel. Même si tous les scientifiques ne sont pas d’accord à ce sujet, il existerait un lien entre le bâillement et la sexualité. Notamment chez l’hippopotame ou le macaque, où le mâle bâille bruyamment et plusieurs fois avant l’accouplement. Donc, bâiller lors d’un dîner en amoureux, un soir de première rencontre ne serait pas un signe d’ennui mais une manifestation (peu discrète, soit) d’un désir important. Avant l’érection. Et mettre sa main devant sa bouche c’est tenter de ne pas vouloir montrer cette envie à l’autre. Alors, que faut-il faire pour ne pas que ça soit mal interprété ? Je propose de faire lire mon blog à la personne qu’on invite avant le rendez-vous. Je vous en remercie d’avance. Ooaaaaaaah !