Bonjour, bienvenue chez nous, nous allons vous montrer votre chambre…

L’arrivée des premiers autres, des premiers hôtes… on se croirait dans une émission de télé sur TF1 où des propriétaires de maisons d’hôtes ou d’hôtels se reçoivent les uns, les autres pour se noter tout en se balançant des vacheries car franchement, si  on veut gagner, faut savoir être un peu salopard sur les bords et même dedans. En tout cas, avant-hier, ce fut l’arrivée des trois premiers invités de nos vacances aux Sables. Deux habitués et un petit nouveau. Le patron n’a pas eu le courage de faire la route tout seul et il a demandé à son neveu de le conduire. Et Isabelle, la cousine, la seule, la vraie, elle a tenu à venir aussi même si ce n’est pas pour longtemps. Et donc, ce furent trois invités à table, trois personnes de plus pour le repas du soir. Ce qui a doublé notre nombre de couverts car depuis que nous sommes ici, nous n’étions que trois et là, nous sommes passés à six. Petit repas de bienvenue, tout simple, nous faisons table d’hôtes, oui, aussi. Sur la terrasse, face à l’océan et à une partie de la rade des Sables d’ Olonne. Avec, chaque soir un soleil couchant digne de ce nom.

Pour vous, messieurs, nous vous avons mis dans l’annexe, celle des Roches Noires…

Oui, parce que le patron ne vient jamais chez nous, il préfère dormir à l’hôtel et ainsi, il a son indépendance comme il aime, notamment pour sa salle de bains. Et il a vue sur mer, lui aussi. Comme nous, le président et moi. Mais pas comme Isabelle qui a vue sur cour. D’ailleurs, elle aime bien qu’on lui fasse la cour, c’est pour ça qu’on l’a mise là-bas mais cette année, comme elle ne reste que trois nuits, nous l’avons mise dans la petite chambre aux deux lits jumeaux. Et nous avons gardé la grande chambre, celle d’Arnold, pour les parents. Qui eux, sont arrivés hier et avec qui nous avons aussi fait table d’hôtes en passant de six à huit couverts, cette fois. Autant dire que la table était pleine. Et bonne. L’un n’empêchant pas l’autre. Quelques essais culinaires pour tenter de liquides ces courgettes monstrueuses, du jardin de St Maixent. Une petite idée de mon cru pour ne pas gâcher. Des croque-courgettes sans pain. Un truc qu’il fallait bien tenter. On est entre nous, on peut tout se permettre. Le but du jeu étant de passer du bon temps tous ensemble. On sait que ça ne dure jamais, le bon temps. Il y a toujours un moment où les premiers vont partir et les autres aussi.

Au revoir, nous espérons que vous avez passé un bon séjour chez nous…