Pas trop l’inspiration, aujourd’hui. J’ai regardé si je n’avais jamais rien écrit sur début septembre mais je n’ai pas trouvé chaussure à mon pied dans les boîtes cartonnées du même nom : je suis très conservateur, quand j’en achète car je trouve que ça sert bien, pour ranger des tas de petites choses qu’on oublier jusqu’au jour où on tombe dessus, on soulève le couvercle en se demandant ce qu’il peut y avoir dedans et c’est un peu comme une malle qu’on ouvre dans un grenier, certains objets vous reviennent alors en mémoire alors qu’on les a oubliés pendant des mois voire des années. Ou un petit bout de papier avec un début de poème, une phrase pense-bête ou un vers libéré de toute poésie. Un vers sans rime car unique. Un vers solitaire. Ah, c’est malin, elle est bonne mais elle est un peu incongrue, celle-ci.

Je disais donc que je manquais un peu d’inspiration, en ce début de mercredi après-midi alors que les séances de 14 heures vont bientôt débuter dans tous les cinémas de France et ce matin, je n’ai même pas fait la liste des films que j’aurais pu aimer voir avant de partir en vacances, vendredi après-midi. C’est vrai ça, il me restait cet après-midi et demain après-midi pour en voir un. Voire deux. Mais non, tout à l’heure, contre mon gré et contre toutes mes envies les plus profondes, j’ai un cours de coaching. Non pas avec le patron mais avec Claude. Il y avait deux Claude dans ma vie jusqu’au milieu du mois d’août, l’un est parti pour toujours, je pense souvent à lui et l’autre est le Claude du patron. C’est la première fois que le coach va nous a     voir tous les deux. Et si, pour mon blog, je manque d’inspiration, pour le cours de gym à venir, je manque cruellement de motivation.

Je manque d’inspiration, alors, je vais ouvrir grands mes chakras et respirer lentement, fortement, longuement et me dire qu’après trois fois, je serai capable d’écrire sur un sujet dont je n’avais même pas idée jusqu’à maintenant. Je vais avoir une fulgurance dont je peux parfois, rarement, avoir le secret et qui me plaît. C’est toujours ça de pris, de temps en temps, d’être content de moi parce que je suis quand même plus du genre à douter de tout, à douter toujours que l’inverse. Alors, quand je fais jaillir quelque chose de mon cerveau, le plaisir ressemble un peu à celui de l’amour. De l’orgasme. En plus intellectuel. En plus profond. Mais pour l’instant, j’en suis toujours à me demander de quoi je vais être capable de parler, là, à cet instant précis. Parce qu’il ne me reste pas plus de quarante-cinq minutes pour écrire et publier mon billet du jour.