Au cas où vous ne le sauriez pas, c’est la rentrée des classes, aujourd’hui. Ça signifie deux choses importantes : la France va reprendre un rythme un peu plus normal (sauf les trams de Bordeaux qui eux, sont en horaires d’été – pour ne pas dire de vacances – jusqu’au 6 septembre) et surtout, ce matin, dans les entreprises qui se respectent, ce fut un peu Waterloo morne plaine, le désert de Gobi et le no man’s land presque le plus absolu. Car il est de bon ton, désormais, de prendre sa demi-journée ou sa journée complète pour accompagner ses enfants à l’école. Pour les accompagner, si mes souvenirs sont bons en ce qui me concerne, ça ne prend qu’un quart d’heure, une demi-heure voire une heure. Alors, on peut se demander pourquoi prendre toute la matinée ou toute la journée. Y aurait-il des parents d’élèves qui en profiteraient pour se retrouver en douce ? Mais attention, je n’ai rien dit, moi. C’est vrai ça, ce n’est pas parce que je sais des choses que je dois les dire.

La rentrée des classes, c’est bien sûr assorti, depuis deux ou trois semaines, de la fameuse allocation de rentrée scolaire de près de 400 euros quel que soit l’âge des enfants. Bon, d’accord, j’ai arrondi à la centaine d’euros supérieure mais avouez que c’est quand même plus près de 400 que de 300 euros, puisque ça va de 366 à 396 euros. Quand on convertit en francs, pour les puristes ronchons, ça en fait quand même près de 2 600, si on continue d’arrondit, ce qui me va très bien. J’imagine si mes parents n’en avaient touché ne serait-ce qu’un dixième, en d’autres temps. Mais là, ça frise l’indécence car combien sont-ils à toucher cette allocation de rentrée scolaire cumulable avec les allocations familiales, les aides au logement et que sais-je encore ? Et quand on entend certains critiquer que cette somme n’évolue pas aussi vite que le coût de la vie… les bras m’en tombent. Parce que ça n’augmente pas plus que le coût de la vie, auraient-ils dû dire, pour être plus honnêtes.

Mais le pompon, pour moi, ce fut ce matin, au volant de mon auto, en partant travailler, la fin de la rediffusion d’une émission d’Europe 1, à 4h20, une espèce de journal de la santé orchestré par Morandini, le pape de la démagogie avec Brunet et Bourdin, les deux autres du même nom. Ces trois-là n’aiment rien tant que donner la parole aux auditeurs qui, du coup, se prennent pour des journalistes mais sans aucun recul pour la plupart d’entre eux. Et là, au sujet des poux, une mère de famille reprochait au système de ne pas faire ce qu’il fallait car nombre de parents ne pouvaient pas acheter de produits anti-poux vu leur prix exorbitant, ce qui fait que les poux, ça continue encore et encore car tout le monde ne peut pas les traiter et que ça serait quand même mieux que le ministère de la santé les rende gratuits. Et pourquoi pas les pansements pour les bobos de nos têtes blondes ? Ou encore donner une pièce de deux euros pour chaque dent de lait qui tombe ? L’état petite souris ? Voilà un concept à creuser.