On va considérer le fait que cette semaine est terminée, même si nous ne sommes encore que samedi. On va donc valider cette décision et se dire qu’une nouvelle ère commence. Une nouvelle époque, sans lui, certes, mais une nouvelle époque quand même. Un nouvel épisode. Avec un personnage en moins. Et qu’on ne me dise pas que la semaine n’est pas encore finie car j’ai décidé qu’elle l’était et on n’a qu’à faire comme avec les tickets de parking : toute heure commencée est due (jusqu’à ce qu’on applique la loi Macron) et comme pout les tickets de métro : au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable. Eh bien, au-delà de ce samedi 16h, cette semaine est considérée comme terminée et elle ne sera plus valable.

Une semaine que j’aurais préféré ne jamais vivre. Une semaine qu’on va tenter d’oublier au mieux même si on sait que ça ne sera pas tout à fait possible car les choses sont ainsi. Je sais, j’ai déjà dit ça, ces jours derniers mais c’est tellement vrai. Une semaine terminée, achevée, clôturée. Comme les comptes d’une année fiscale. On ne revient pas dessus, on ne peut pas revenir dessus. Les comptes sont mauvais, pas grave, on va se remettre et reprendre du poil de la bête. Et la brosser dans le bon sens des mêmes poils. Et essayer de ne pas en mettre partout parce qu’on a passé l’aspirateur et que normalement, il n’y a plus de poussière. Et parce qu’on ne va pas refaire sans cesse les mêmes choses et surtout pas les mêmes bêtises. Il faut aller de l’avant. Tout en sachant regarder par-dessus son épaule, mais discrètement. Cela va sans dire.

Ce week-end, je le veux réparateur. J’ai déjà commencé par l’occuper en faisant une tarte aux prunes reines-claudes et poudre de noisettes, ce midi. Ensuite, je suis allé voir un film au cinéma. J’aime bien Virginie Éfira, je la trouve très mignonne et plutôt bonne actrice. Et Benoît Poelvoorde est étonnant dans un rôle tout en intériorité. Une famille à louer. Un film dont le titre m’a accroché avant tout. Parce que justement, cette semaine, un membre de la famille que je me suis choisie est parti. Pourtant, sa place, bien que libre, n’est pas à louer. Ou alors, il faut prendre un ticket et être très patient car moi, j’ai tout mon temps. Et au-delà d’un certain temps, votre ticket risque de ne plus être valide. Et au-delà d’une certaine limite, il ne faudra pas les dépasser. Et au-delà d’une certaine tristesse, sans doute que des jours meilleurs nous attendent.