Je vous jure que c’est vrai. Hier, nous sommes allés passer la journée à Blaye, sur la rive droite de l’estuaire de la Gironde. Le président et moi, nous connaissions déjà, évidemment, pour y être allés au moins deux fois depuis un peu plus de quinze ans maintenant que nous habitons à Bordeaux mais comme nous ne savions pas trop quoi proposer pour la journée aux deux jeunes lyonnais en vacances chez nous, nous avons pensé que ça pouvait être une virée plutôt plaisante. La ville de Blaye en elle-même, je ne sais même pas si nous y sommes déjà entrés car quand nous allons là-bas, c’est pour voir la citadelle de Vauban, ce cher vieux Sébastien et la Garonne alors devenue Gironde après son accouplement avec la Dordogne. Il règne là une atmosphère de fortification de bord de mer alors que nous ne sommes qu’au bord d’un fleuve. Et cette citadelle démesurément vaste reste une des plus belles fortifications que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Blaye est aussi connu pour ses vins, les Côtes de Blaye dont les vignes sont voisines voire entremêlées avec celles de Côtes de Bourg, un peu plus proches de Bordeaux. Ce sont des vins qui sont plaisants (surtout pour ceux qui aiment en boire) mais pour moi, j’avoue qu’entre les deux, j’ai une petite préférence pour ceux de Bourg. Mais j’en bois si peu que mon avis ne compte pas plus que ça. En tout cas, nous avons déjeuné là-bas, sur une terrasse qui surplombait le fleuve et ensuite, nous avons déambulé dans la citadelle en attendant l’heure de la visite commentée des souterrains. Pour une fois, nous avons choisi de ne pas venir en simples touristes mais avec la volonté d’apprendre des choses. Et c’est ce qui s’est passé, nous étions tous les quatre ravis de ce cours d’histoire et d’architecture qui nous a encore plus fait apprécier l’endroit. Et je conseille à tous ceux qui s’arrêteront là-bas de prendre l’heure nécessaire à cette visite commentée.

Mais le clou de la journée, si je puis dire, c’est que Laetitia, qui portait une très jolie robe bustier fleurie dont la forme faisait penser à celles des années 50 : serrée à la ceinture et évasée à partir des hanches. C’était sans compter qu’il y a toujours du vent sur le promontoire de la citadelle et on a arrêté de compter le nombre de fois où elle a dû tenir le bas de sa robe à deux mains (si vous le voulez bien) pour ne pas qu’on voit sa culotte. Ce fut un prétexte à beaucoup rire, sans méchanceté et moi, comme j’avais emporté l’appareil photo, j’en ai pris pas mal des deux jeunes amoureux et je vous jure que c’est vrai : sans le faire exprès, à un moment, alors que je ne savais pas que le vent allait souffler à ce point-là, tout sa robe s’est soulevée et on a vu sa culotte et j’ai déclenché l’appareil pile à cet instant. Si j’avais voulu le faire exprès, je n’y serais pas arrivé. En tout cas, vous pouvez admirer le résultat en cliquant ici