Je suis un peu circonspect quant à la proposition de loi sur le prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source. Non pas que je n’aie pas compris ce dont il s’agissait ni comment ça allait se passer, concrètement, une fois les choses bien mises en place. En plus, je suis totalement, intégralement et unanimement pour. Comme je suis déjà mensualisé depuis ma deuxième année d’imposition, autant vous dire que pour moi, ça ne va pas changer grand-chose. Je ne verrai pas beaucoup de différence. Hormis sur mon bulletin de salaire. Avec une énième ligne en plus. Que je regarderai surtout au début. En espérant que la confidentialité minimale qu’on puisse souhaiter soit respectée vis-à-vis de l’employeur. Pour ne pas qu’il sache qu’éventuellement, quelqu’un qui gagne un salaire moyen soit imposé en couple à un barème plus haut car son conjoint aurait du patrimoine, par exemple.

C’est un peu confus dans ma tête car on a entendu beaucoup de choses au sujet de cette nouvelle loi, je n’irai pas jusqu’à dire qu’on a entendu tout et son contraire mais presque. En effet, dans l’interprétation que chacun fait de cette annonce, chacun le digère à sa façon et ce qu’il en ressort, c’est compliqué à démêler. Ça me fait vaguement penser à cette histoire qui fait débat, deux fois par an, sur le passage à l’heure d’hiver et à l’heure d’été. Tout le monde, moi compris, ne sait toujours pas expliquer si on doit avancer sa montre ou la reculer, à chaque changement. Et là, depuis plusieurs jours, justement, moi, je pensais avoir compris qu’on allait bien avoir une année blanche, c’est-à-dire pas d’impôt sur les revenus de 2017. Pour que la mise en application de la loi se fasse dès le 1er janvier 2018. Ce qui serait un joli cadeau mais ça paraît tellement incroyable.

On m’a dit que non, évidemment, que l’état ne saurait se passer d’un quart de ses entrées d’argent. Et donc, que nous paierions deux fois sur un an. Ce qui est déjà une nouvelle nettement moins intéressante. Mais j’ai quand même du mal à y croire, à cette éventualité. En fait, les deux solutions me semblent difficiles à admettre. Alors, je me dis que si j’en préfère une, j’espère que j’aurai la chance que ce soit celle-là. Parce que si c’est l’autre, ça va être un fardeau financier pour beaucoup de gens, toujours moi compris. Et même les plus que trop nombreux foyers fiscaux qui ne sont pas imposables, si c’est la solution du double paiement qui est retenue, ça va être terriblement compliqué et injuste de les exonérer deux fois la même année. Ne pas payer deux fois. J’en connais bien qui vont trouver matière à se plaindre de ne pas gagner sur tous les tableaux.