Avant-hier, je me suis vachement lâché dans du shopping d’avant les soldes. Parce que dans une enseigne de la rue Ste Catherine, j’avais repéré des bermudas à des prix sympas et qui plus est, pour tous ceux qui étaient stickés de vert ou d’orange, avec 30% de remise, ce qui n’est pas rien. Même si le produit est déjà très abordable. Et je me suis dit que cette année, j’allais renouveler le stock de ces vêtements d’été. D’une part parce que je m’épaissis (le coach dit que je prends du muscle, mouais…) et d’autre part parce que j’en ai un peu assez de ces bermudas à carreaux ou trop fantaisie que j’ai dans mes étagères. Et puis j’avais un peu de temps, vu que je n’ai pas encore repris le travail. Et donc, j’ai fait moult et moult essayages. Et j’ai parié sur une taille que je n’avais encore jamais prise, un poil au-dessus de ce que j’avais l’habitude de prendre jusqu’à présent.

J’ai dû en essayer une bonne huitaine. Persuadé qu’ils m’iraient tous parfaitement bien et que je n’aurai que l’embarras du choix pour me décider au moment de passer à la caisse. En même temps que j’ai commencé à les enfiler, je calculais ce que ça allait me coûter et le petit bonhomme raisonnable qui vit dans ma tête a pris le dessus sur celui qui ne l’est pas. De toute façon, je n’avais pas besoin d’autant de bermudas et en plus, coup de chance, tous ne me plaisaient pas sur moi. Ils ne m’allaient pas très bien. Et j’ai vraiment préféré ne prendre que des modèles classiques, que je pourrai porter plusieurs saisons si je ne change pas trop, physiquement. Et j’ai jeté mon dévolu final sur quatre et j’ai négligé tous les autres. Mon choix était fait et je m’apprêtais à sortir mon portefeuille quand j’ai vu des offres tout aussi alléchantes sur une série de jeans.

J’en ai donc essayé deux, un gris et un noir mais je n’ai pas enfilé le bleu délavé ni le bleu foncé en me disant que ça allait bien comme ça d’autant qu’il allait falloir prévoir les ourlets. Car comme je ne suis pas très grand, à peine 1,70 mètre, j’ai toujours ce problème quand j’achète des pantalons. Le magasin proposait un service à 6 euros le service. Ça allait donc me faire douze euros de plus. Ça suffisait comme ça. Et je me suis dit que vu ma taille, banale mais vraiment pas très grande, j’avais encore de la chance de ne pas avoir besoin qu’on me fasse des ourlets aux shorts et bermudas que j’achète parce que, pour un peu, j’y aurais été obligé. De toute façon, on le sait bien, ça n’est pas la longueur qui compte. Et vous savez ce qu’il vous dit, le petit ? Il vous dit de faire attention, il faut toujours se méfier des petits, on croit qu’ils sont loin mais ils sont peut-être tout près de vous.