Ce matin, alors que la ville n’était même pas encore tout à fait réveillée, je suis sorti pour prendre le seul quotidien gratuit de ce mardi (où sont les autres ?) et prendre mon pain puisque la boulangerie du coin de la rue, en face de chez moi venait juste d’ouvrir. Il faisait beau et bon. Du soleil mais pas trop chaud. Et j’aime ces moments où la ville est encore calme, à peine encore un peu souillée de certains noctambules et où le bruit semble ne pas encore avoir eu de prise dans les rues. Ceux qui ne se lèvent jamais de bonne heure ne savent pas quel plaisir cela peut procurer, de voir la ville ainsi. Autrement.

Et au retour, je prends l’ascenseur car il est toujours hors de question que je monte les cinq étages à pieds en ce moment (en même temps, je ne le fais pas souvent en temps normal non plus, alors…) et quelle ne fut pas ma stupeur de voir une mouche avec moi, dans la cabine. Quand on sait que je déteste les mouches et qu’elles peuvent même me rendre limite hystérique, on peut penser que j’ai failli faire une crise d’apoplexie. Mais non, ça m’a amusé, pour une fois de la savoir prisonnière et je me suis même demandé comment elle était entrée là-dedans. Avec quelqu’un de merdique, sans doute. Il y en a dans l’immeuble…

Elle n’est pas descendue au cinquième avec moi et je me suis mis à penser que si ça se trouve, elle avait rendez-vous plus haut. Peut-être au sixième, peut-être au huitième, le dernier étage. Mais non, il est plus plaisant d’imaginer qu’elle soit allée au septième. Un rendez-vous galant avec un musco domestico ou une musca domestica si elle est lesbienne. Et ma foi, outre que ça risquerait d’engendrer des larves qui deviendront d’autres insectes que je n’aime pas, cette idée m’a bien plu. Sauf que si personne ne lui ouvre la porte, au septième, son plan cul, elle l’aura dans le baba, la mouche. Et ça, ça me plaît.