Ce n’est pas que parce qu’il est le premier élu de Bordeaux, là où je vis depuis plus de quinze ans, maintenant, que je suis un inconditionnel d’Alain Juppé mais j’avoue que j’ai de la sympathie pour lui. Et même si ça ne saute pas aux yeux qu’il est le prince charmant venu embrasser la belle au bois dormant pour lui faire rouvrir les yeux après des décennies de léthargie, il a fait ce qu’il fallait pour réveiller la belle endormie qu’était devenue Bordeaux, en se piquant un doigt à une aiguille de Chaban-Delmas. Autres temps, autres mœurs mais ce n’est pas que ça, qui m’interpelle à son sujet : il a également été adjoint au maire de Paris dans le 18ème arrondissement, entre 1986 et 1988, époque à j’habitais justement dans cet endroit de Paris. Nos vies se sont donc croisées à au moins deux reprises. Et aujourd’hui, honte à ceux qui le sifflent dans son propre camp, moi, j’ai de la sympathie pour lui.

Je ne suis pas sûr de voter pour lui ailleurs qu’ici et encore, je l’ai déjà fait mais je ne suis pas sûr de le refaire. En tout cas, il fait partie de ces gens de droite pour lesquels j’éprouve du respect quoi qu’ils fassent et quoi qu’ils disent. Il y en a quelques-uns, comme ça, heureusement, car je ne suis pas que sectaire. Il y en a quelques-uns qui méritent qu’on les écoute car ils sortent du lot. Et ce n’est pas en changeant le nom d’un parti pour la énième fois que ça va donner des idées neuves, des gens nouveaux et de l’élan pour ne plus survivre dans un milieu politico-politicien où chacun ne cherche qu’à tirer la couverture à soi. Je ne sais pas moi, dans les gens de feu l’UMP qui méritent un tant soit peu d’intérêt, je pense que Bruno Lemaire fait partie de ceux-là. Ça ne s’explique pas. Ou alors principalement parce qu’il représente justement une nouvelle génération.  Sans doute ce qui fait le plus cruellement défaut dans les classes politiques après le manque d’idées, d’audace et de courage.

Aucun rapport avec la politique, mais j’aime bien le personnage de Valérie Mairesse. Qui n’est pas la femme d’un maire, à ma connaissance. Non, c’est juste son nom de famille, qui viendrait des mots mère et méresse de la région Nord-Picardie et qui veulent dire la même chose que maire et mairesse. Donc, on en revient toujours un peu au même. Sauf que Valérie Mairesse n’a aucune fonction d’élue. Mais aurait-elle pu être un bon maire ? Je n’ai pas la réponse, évidemment. A-t-elle été une bonne mère ? J’ai envie de dire oui car je suis sûr qu’elle en était une. Aime-t-elle aller au bord de la mer ? De toutes les mers ? Je parle bien des mers et pas des océans. Oui, on peut supposer qu’elle aime ça, tant sont rares les gens qui n’aiment pas les bords de mer. Tout ça pour en arriver à quoi, allez-vous (me) vous demander ? Tout ça pour ça : je la souhaite bonne cette fête des maires, des mères et des mers. Une bonne fête de mes maires, de mes mers, de mes mères. De mémère, quoi.