On peut se poser la question, le lendemain de ce que l’on redoutait alors que le plus dur semble être encore là et pas forcément prêt de s’arrêter aussi vite qu’on pouvait l’espérer. Au moins, pendant qu’on a mal là où c’est expliqué, on n’a pas mal autre part. C’est déjà ça de gagné. En tout cas, si j’ai énormément redouté la journée d’hier avec l’anesthésie, l’intervention et tout le toutim qui va autour de ce qui se rapporte à la fréquentation d’un hôpital (et pas seulement en tant que visiteur), je suis content que ça soit terminé, que tout se soit bien passé et surtout, je dois le dire, l’écrire bien fort : quelle gentillesse de la part de tout le personnel ! Et ce n’est rien que de le dire.

En effet, que ce soient des aides-soignantes, des infirmier(ère)s, du personnel dans le bloc opératoire (du moins, le peu que j’en ai vu) et celui de la salle de réveil, toutes et tous n’ont été que sourire et réconfort, amabilité et connivence amusante, vraiment, comme je ne regrette pas ces petits instants chaleureux, pour un peu, je conseillerais presque à tout le monde autour de moi de réserver une chambre, même en chirurgie ambulatoire, rien que pour le plaisir d’être bien accueilli. Ce qui n’est pas forcément le cas dans les hôtels ou les restaurants de notre cher pays, pourtant première destination touristique au monde. Pour un peu, je me serais cru encore au Portugal devant tant de gentillesse.

Le plus dur reste peut-être à faire, finalement, car c’est aujourd’hui que j’ai mal et là, je n’ai personne à la maison pour venir me demander si ça va avec la possibilité de me soulager aussitôt si je réponds que pas trop bien. C’est vrai, le président est là, le patron n’est pas loin et d’autres ont proposé leur aide mais ça n’est pas la même chose. Une bonne perfusion d’antidouleur, c’est nettement plus efficace qu’un comprimé de Doliprane. Ou d’harpagophytum. Oui, mais en même temps, je suis quand même mieux chez moi que dans ma petite chambrette surchauffée même avec vue sur un arbre, ça ne remplace pas mon chez moi et les différents endroits où je peux me reposer pour varier les plaisirs de la convalescence.