Ça s’en va et ça revient, c’est fait de tout petits riens… ça s’en va et ça revient… des fois, oui, ça revient mais souvent, non. Parce que c’est la loi du marché médiatique. Soit disant que c’est pour répondre à la demande des téléspectateurs, des auditeurs de radio, des lecteurs de journaux et magazines mais, il ne faut pas nous prendre pour des jambons, c’est avant tout pour assurer de l’audience et pour faire plaisir aux journalistes qui ne savent plus très bien quoi inventer pour être les premiers et les plus sensationnalistes. Que voulez-vous, ma bonne dame, les temps ont changé. Non seulement les temps sont durs mais le loir est cher.

Pourquoi ai-je commencé ce billet comme ça ? Parce que, ce matin, en prenant ma douche d’avant aller travailler, je pensais comme souvent, quand je prends une douche : cogito ergo sum et geldoucho corpus etalae et rinçae. Ou alors, je chante dans ma tête. Mais pas trop en ce moment, je ne suis pas sûr d’avoir ma tête normale alors, pour ne pas la tournebouler encore un peu plus, je m’abstiens et je me contente de penser à ce qui vient. Oui, parce que quand je me lave, je ne change pas de main quand je prends ce qui vient. Et après, je m’essuie parce que quand je pense, je m’essuie toujours après. Et donc, ce matin, sous l’eau chaude, je me disais que…

Je me disais que les actualités, c’est devenu quelque chose d’insensé : il y a eu le crash de l’avion de Germanwings aussitôt rattrapé par les tremblements de terre au Népal ; les boat people en Méditerranée qui ont été dépassés par la prise de Palmyre par Daesh ; la petite Bérényss enlevée et retrouvée très vite oubliée au détriment des enfants violés par les militaires français au Centrafrique (en plein dans le mille ?) et ça a fait pffft ! Non, pas le bruit des enfants violés, non, ça n’est pas ça qui fait pffft, non mais, quoi, enfin ?!...), non, c’est l’information qui fait pffft, tout le temps. Une info chasse l’autre. Et on s’habitue à ça. Car le lendemain, c’est toujours pire, toujours plus bas, toujours plus minable.