À moins que l’on ne me rétribue pour ça, mais j’en doute, on pourra définitivement valider le fait que je suis potentiellement un donneur bénévole. Sinon, je serais un donneur avec gain. Cela va sans dire mais ça fait du bien de le préciser. Parfois, il faut dire deux fois les choses pour espérer être entendu à minima. Et donc, depuis hier, j’ai une carte officielle pour mon groupe sans gain. Je suis donc membre du parti sang. Membre partisan. Et maintenant, si on me demande de quel groupe je suis, je sais répondre. Et si on a besoin de m’en donner, on saura lequel.

À moins qu’on ne se soit trompé, on va donc aussi valider le fait que je suis A négatif, comme je l’ai subtilement écrit en début de paragraphe mais, encore une fois, j’ai préféré enfoncer le clou, comme disait celui qui s’est occupé de Jésus pour sa crucifixion. Je n’ai rien dit quand on m’a remis ma carte, hier après-midi mais, et même si je savais plus ou moins de mémoire que j’étais ça, j’aurais préféré qu’on me qualifie de positif. Moralement, ça m’aurait mieux convenu et ça m’aurait donné du courage pour la suite. La suite de quoi ? La suite de ce mois de mai. À suivre, donc.

Au plus, j’aurais aimé être O positif, comme je l’ai encore dit en début de paragraphe mais peut-être que la subtilité a déjà été découverte par les plus vifs d’entre vous. Mais il paraît qu’on ne peut pas choisir. Et que c’est définitif. Ça fait partie des choses inéluctables. Ce n’est pas comme le sexe. On ne peut pas choisir au moment de la conception ni au moment de la naissance alors qu’on peut envisager de le faire quand on est adulte. Ça n’est pas mon genre. Le mien, c’est d’être A négatif. Il me reste à savoir quels sont les célébrités qui sont comme moi pour voir si je m’y retrouve.