Eh bien oui, c’est certainement ça, je ne suis jamais content de ce que je vis, de qui je suis et de ce qui m’arrive. Aujourd’hui, j’ai envie d’être au sec et toute cette grisaille me donne triste mine alors que je n’ai pas envie d’être triste. J’ai juste envie de me sentir bien. Bien dans mes baskets et bien dans ma tête, ce qui n’est pas toujours le cas comme en ce moment où je suis dans une espèce de schizophrénie entre le beau temps dehors et le mien, plus maussade, dedans. Quelque chose que je ne sais pas expliquer. C’est ainsi que je suis fait et qu’y puis-je réellement ?

S’il y a des réclamations, il faudra s’adresser à mes parents car c’est bien eux qui m’ont fait et comme je ne les ai pas beaucoup aidés, moi, je suis arrivé comme une fleur pour me mettre les pieds sur le ventre de ma mère et ma bouche à sa poitrine (à moins qu’elle ne m’ait pas allaité ? Diable ! Ai-je besoin de le savoir aussi longtemps après ?) et c’est après, que j’ai décidé de me prendre par la main. Quand j’ai été en âge d’écrire et de comprendre que je ne comprendrai jamais rien. Moi-même, je ne réclame rien, je n’ai pas besoin de me plaindre contre qui m’a fait. Mais contre ce que je…

Contre ce que je ne suis pas et contre ce que je suis. Je m’introspecte, là, aujourd’hui ? L’éternel insatisfait ne sait pas ce qui lui prend depuis deux jours. Je ne demande rien qu’une bonne sensation de bien-être comme quand on est au chaud et au sec, chez soi alors qu’il fait venteux et pluvieux dehors. Ventôse et pluviôse. Le printemps s’est emmêlé les pinceaux. Il s’est pris les pieds dans le tapis des herbes tendres de ce mois d’avril. Le mieux, ce serait que je profite de cette après-midi qui m’est offert pour me reposer en attendant la sortie théâtrale de ce soir. Pour en profiter bien.