Un de mes problèmes, là où je travaille, c’est que comme je bosse du mardi au samedi, à chaque fois que le lundi est férié, je ne peux pas le récupérer. Oui, mais vous allez peut-être me rétorquer que quand le samedi est férié, mes collègues, ceux qui bossent du lundi au samedi, soient 97% des employés de l’entreprise, eux, ils ne le récupèrent pas non plus. Ce qui est vrai. Sauf que moi, si le samedi est férié, je travaille quand même (sauf si ça tombe le 1er mai, le jour de Noël ou le 1er janvier sinon, les autres jours fériés, je suis amené à ne pas les chômer si ça tombe un samedi) car quoiqu’il arrive, mon travail doit être fini le samedi à midi pour que dès le lundi suivant, dès 8 heures, la comptabilité puisse prendre le relais.

Donc, en gros, quand le lundi est férié, comme le reste de l’ensemble de l’entreprise ne travaille pas, il n’y a pas de commandes clients, pas de livraisons fournisseurs, pas de transport de marchandises et donc, pas de facturation de nuit et donc, pas de travail pour moi le lendemain matin, le mardi matin qui suit. Ce qui m’est encore arrivé cette fois, cette année encore avec le lundi de Pâques. Du coup, comme je sais que je dois venir quand même à moins de prendre un jour de congé payé, comme je sais à l’avance que je n’aurai pas grand-chose à faire, le samedi précédent, je me garde du travail en réserve et je viens le finir comme je l’ai fait ce matin. Tranquillement, lentement et avec un peu de fumisterie de ma part car comment voulez-vous être motivé dans ces conditions pareilles ?

C’est vrai ça, dans cette histoire pas drôle, je suis toujours le dindon de la farce (avec deux ou trois autres collègues) et ça me défrise toujours un peu car franchement, je trouve ça d’une injustice crasse. En effet, si on compte bien, ce cas d’un lundi férié, ça se reproduit deux par an (Pâques et Pentecôte) sauf cas exceptionnels d’années où en plus, d’autres jours fériés tombent un lundi. À chaque fois, mes collègues ont un jour gratuit alors que moi jamais. Et quand j’ai l’audace de dire quelque chose, on me répond que c’est comme ça. Alors, je ne dis plus rien et ainsi va ma vie. Je m’en fous, j’ai mis la pédale douce, ce matin et je n’ai pas fait une journée vraiment normale mais que voulez-vous, on ne va pas faire semblant trop vite, non plus, hein ?