Un autre jour d’élections égale un autre jour de désillusions ? Quand je pense à ces jours d’avant où on espérait des lendemains qui chantent, quand je pense à tous ces grands hommes qui se sont vraiment battus pour que la société évolue dans un sens qui semblait être le seul bon, quand je pense à ces poètes qui ont chanté leur espoir d’un jour meilleur, quand je pense à tout ça, je me dis que le monde n’est plus celui que j’ai toujours connu, que, peut-être, le passage d’un siècle à l’autre ne s’est pas fait sans dégâts collatéraux. Sans que nous ne nous en rendions compte.

Quand je pense à tout ce qui s’est passé pour que nous soyons un pays de libertés et un pays dans lequel il faisait si bon vivre malgré quelques problèmes par-ci, par-là et qu’aujourd’hui, les choses ont tellement changé que ce pays peut faire peur… quand je pense qu’on a perdu le recul nécessaire pour pouvoir s’exprimer en toute intelligence et quand je pense que parmi ceux que nous devons élire, nombreux sont ceux qui ne le méritent plus car ils ont bien trop dénaturé leur fonction représentative. Quand je pense à ceux ne savent toujours pas ce qu’est une démocratie.

Quand je pense que nous sommes le pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, que nous montré l’exemple à de nombreux autres pays… quand je pense que nous avons tous, français que nous sommes, entre nos mains, ce droit, ce devoir et ce pouvoir d’exprimer ce que nous voulons et ce dont nous ne voulons pas ou ne voulons plus. Quand je pense à tout ça, je pourrais me dire que basta ! Cette année, je pourrais ne pas y aller mais non, j’y suis allé, comme à chaque fois, peu après l’ouverture. Ne pas attendre pour y aller mais surtout, y aller. C’est un jour d’élections. C’est donc un jour important mais peut-être pas pour les mêmes raisons que celles des medias.