On m'a dit que j'avais un peu exagéré, hier, dans mon billet en publiant des petites annonces et en particulier celle sur l'éjaculateur précoce qui est en recherche d'une partenaire frigide pour passer rapidement à autre chose. Mon propos n'était pas de me moquer des éjaculateurs précoces, loin de moi cette idée puisque moi-même, je suis un hyperactif et j'aime les choses vite et bien faites. C'est peut-être la nuance qui fait la différence avec les éjaculateurs précoces qui aimeraient que les choses soient plus souvent mieux faites et sans doute de manière moins précipitée.

Ceci dit, ce trouble, car ce n'est pas une maladie, porte un nom : la giclocélériste. C'est un mot qui vient de giclos, racine qui signifie giclée, en grec et célérité, ce qui ne vient pas du tout le légume qu'on met dans le pot-au-feu mais le mot latin qui signifie rapidité, vitesse. Donc, celui qui est giclocélériste ne peut pas faire autrement, à la différence des écologistes pour qui c'est un vrai choix.

Je n'ai rien contre les éjaculateurs précoces. J'en ai moi-même certainement connu plusieurs sans le savoir (pourtant, je suis rapide à la comprenette, en temps normal) et j'ai même eu un copain, car ce n'était pas un ami, qui l'était. La preuve, à peine je lui tendais la main pour lui dire bonjour que ça y était. Je mesure donc tout à fait l'ampleur de la difficulté d'être giclocélériste et surtout, je sais combien il est alors difficile de le cacher car il existe des signes ostentatoires de giclocélérisme surtout quand on est en costume cravate dans un bureau.

Pardon ?

On me demande pourquoi je ne prends la défense que des éjaculateurs précoces et pas des femmes frigides ?

Je ne sais pas. 

On ne peut pas tout savoir.