Ça va être une semaine marathon pour moi. Rien que quatre spectacles à voir, mardi, jeudi, vendredi et samedi. Comment ai-je pu être assez négligent pour ne pas m’en rendre compte au moment des réservations ? Ou alors, à l’époque, j’ai présumé de mes forces. Je n’ai pas fait attention que ça se passerait ainsi. J’ai dû penser à autre chose. Et donc, je vais devoir assumer. Et y aller. En espérant que je passerai quatre bonnes soirées. Parce que le pire, ce serait que ça ne me plaise pas. Aucun des quatre. Allez savoir. Mais j’irai de bon cœur, quoiqu’il arrive. De toute façon, je n’ai pas le choix. Et ce n’est pas moi qui vais me défiler. L’art de la fugue, ça ne me ressemble pas.

Non, je n’ai pas l’art de la fugue. Juste celui de faire l’autruche et de ne pas forcément vouloir voir les choses en face. Oui, mais alors, si ça n’est pas aussi ça, l’art de la fugue, qu’est-ce ? Oh non, ne me dites pas que je leur ressemble à cette famille de branques. Parce que franchement, heureusement que l’histoire me plaisait malgré tout, sinon, hier, au cinéma, je me suis demandé, à un moment, comment j’allais faire pour les supporter tous, quels qu’ils soient. Des parents aux fils et à leurs ami(e)s, quel bazar entre chacun d’eux. Et pourtant, j’ai accroché. Peut-être parce que c’est plus facile de ne pas se reconnaître dans les défauts des autres.

En tout cas, il n’y a pas que ces quatre spectacles, cette semaine, il y a aussi la rénovation des toilettes (WC) pendant deux jours et demis. Avec tout ce que ça comporte comme dérangement, inconvénient et tout le tintouin. Et pour couronner le tout, j’avais oublié qu’Isabelle venait dormir deux nuits ici. Heureusement, nous pourrons quand même aller faire pipi aux horaires ou l’artisan ne sera pas là et notamment quand il sera parti dormir. Mais bon, tout ça, ça fait beaucoup d’un coup et soudain, je me dis que j’aurais pu passer une semaine de plus chez les parents pour ne pas avoir à subir tout ça. Pour ne pas récolter tout ce que j’ai vaguement semé.