Sur mon bureau, là où je travaille, il y a un calendrier genre format A3 qui m’a été gracieusement offert par le patron, qu’il a obtenu pour moi à sa banque. Sa banque dont je ne peux pas dire le nom pour ne pas faire de la publicité non rémunérée mais je peux quand même dire qu’il s’agit d’une banque qu’on pourrait qualifier de populaire et d’occitane. Je ne peux pas en dire plus mais avec un peu de jugeote chacun pourra trouver son nom assez facilement.

Et ça fait trois ans que je suis l’heureux bénéficiaire d’un calendrier de ce genre, chaque année un nouveau et dont j’aime beaucoup le format, semestriel, car il me sert de sous-mains. Uniquement à titre consultatif car je n’y écris jamais rien dessus. Non, c’est juste un calendrier comme ça. Histoire d’en avoir un. Pas quelque chose pour y prendre des notes, des rendez-vous ou y cocher ses vacances à prendre ou déjà prises. Non, c’est pour faire plus joli que la table du bureau.

Ça me permet aussi de savoir quel est le saint du jour parce que, justement, de nos jours, on ne sait plus à quel saint se vouer. Et parfois, c’est même pire que ça : il n’y a même pas de saint à honorer (avec de la crème ?) mais une fête païenne ou laïque à célébrer : 1er janvier, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre et même le 26 avril, cette année : le Souvenir des Déportés. Mais pour ces fêtes-là, on ne se fait jamais la bise car en général, ça n’est pas le propos ou alors, on n’est pas là.

D’ailleurs, au sujet de se faire systématiquement la bise avec les collègues filles, j’ai des choses à redire car franchement, se faire deux bises protocolaires sans qu’il n’y ait forcément d’affection particulière, est-ce que ça a un sens ? On ne peut pas se serrer la main comme tout le monde, avec les filles ? Ou alors, quand je les aime, pourquoi pas mais bon, de toute façon, c’est un autre débat que nous aurons en temps voulu. Je vais voir quand sur mon calendrier.

Quoiqu’il en soit, hier, c’était le jour des Cendres et ce matin, sûr d’avoir vu deux fois les Cendres, une fois en février et une fois en mars, j’ai bien recherché et en fait, sur mon calendrier BPO (ooups !), ce sont deux fois Carême qui sont notés le 22 février et le 9 mars. Je suppose qu’il doit s’agir de la mi-Carême pour la seconde date. N’empêche que ceux qui ont fait le calendrier, ils se sont trompés. Vous pensez que je pourrais demander un dédommagement à la banque ?

Mais je sais bien que ça n’intéresse personne ce que je raconte. Et en plus, tout le monde aurait raison s’en moquer comme de l’an 40. Sauf que hier, pensant avoir vu deux fois les Cendres, j’avais tout de suite pensé écrire quelque chose là-dessus : genre, une première fois pour les Cendres qui marquent le début du Carême après Mardi-Gras et une autre fois en hommage à Jeanne d’Arc, première femme à faire du barbecue mais comme elle fut brûlée en mars, ça ne marche pas.

Finalement, faisons comme s’il y avait eu deux fois les Cendres car j’ai alors une explication à cette anomalie du calendrier… Faisons comme si et ça me permettra de sortir ma vanne car depuis hier, je la refoule et il est temps que je la sorte : deux fois les Cendres, on aurait dit que c’était en rapport avec la montagne et l’escalade et ça faisait des Cendres en rappel. Pas mal, non ? Alors qu’avec Carême : des Carêmes en rappel, ça n’est pas drôle. Pas drôle du tout.