Comment voulez-vous que l’on s’en sorte ? On parle d’union nationale, de civisme et d’esprit citoyen et regardez ce qu’il en est, un mois après le grand rassemblement dont nous avons tous été si fiers, le 11 janvier dernier. Depuis le 1 er février, on nous a bassinés avec cette élection législative partielle dans le Doubs avec les querelles de clocher, un patron de parti d’opposition qui a semblé totalement absent ou alors qui n’a pas eu le bon mot d’ordre à l’intention de ses électeurs. Comme si les électeurs avaient vraiment besoin qu’on leur dise pour qui voter, comme s’ils avaient besoin qu’on leur prenne la main pour aller dans l’isoloir et mettre le bulletin dans l’enveloppe à leur place. Je n’en reviens pas mais quand on sait que l’abstention frôle les 50%, on est en droit de se poser la question : quand les gens auront-ils compris qu’aller voter, c’est plus qu’un droit, c’est nécessaire. De là dire qu’on devrait rendre le vote obligatoire, il n’y a qu’un pas que je suis plus que prêt à franchir. À ce moment-là, tout le monde aura exprimé son opinion. Après tout, des gens se sont battus pour le droit de vote. Dans certains pays, d’autres sont prêts à mourir pour l’obtenir et nous, en France, nous continuons de ne pas aller voter (je ne parle pas pour moi), ce qui me fait honte. En tout cas, moi, je n’ai qu’un mot à dire avant d’arrêter (sinon, je vais me mettre en colère), dans le Doubs, surtout ne t’abstiens pas. Ne t’abstiens jamais. Plus jamais. C'est vrai, ça, ils sont où tous les Charlie ?