Bon, il y a des moments où il faut savoir prendre des décisions. Et comme depuis plusieurs mois, nous n’avions volontairement rien prévu comme « petites » vacances en 2015, maintenant que nous sommes en février, je pense qu’il est largement temps de nous y mettre et de fixer une date puisque désormais nous savons où nous pourrions aller. Nous avons décidé de nous rendre en avril au Portugal. Ou plus précisément, à Lisbonne. Et maintenant, il est temps de nous occuper de l’hôtel car fin avril, c’est dans moins de trois mois et ça va passer vite.

Nous ne savons pas encore si nous irons en voiture ou en avion mais ça, j’ai envie de dire que c’est un peu secondaire. Non, le plus important, c’est un bon hébergement. Un endroit où se poser après des journées qui seront bien remplies du matin au soir, en termes de visites de ville, de monuments, de musées et tout et tout. Et ensuite, il nous faudra étudier quels seront les programmes pour chaque jour sur place. Afin de ne rien rater d’essentiel et d’optimiser notre temps. C’est vrai, ça, on n’est pas là pour rigoler, quand on est en vacances, faut pas pousser non plus.

Une seule chose m’ennuie un peu dans tout ça, c’est que pour l’instant, les simulations de dates sélectionnées sont entre le 22 et le 30 avril et donc, cette année, je risque fort de ne pas être en France pour l’anniversaire de maman. Ce serait la première fois de toute ma vie. Parce que la fois précédente, c’était pour de faux, il y a dix-neuf ans, quand j’ai fait croire que j’étais en Angleterre pour un stage de perfectionnement de langue dans le cadre de mon travail, à l’époque. C’était pour mieux la piéger, maman, car il fallait absolument qu’elle pense vraiment que j’étais là-bas.

Sauf que cette année, si je suis à Lisbonne pour son anniversaire, qui me dit qu’elle ne va pas s’imaginer que je suis juste caché derrière un gros alibi et que le jour même (le jour de la Saint Tchernobyl), elle ne va pas s’attendre à nous voir débarquer en faisant comme si de rien n’était, elle aussi et en espérant une fête aussi folle que celle de ses soixante ans ? Mais non, maman, cette année, pas de Carmen Orangina, pas de Chiopino, pas de Sister Act, pas de Karine ni de Patricia, non, cette fois, je fais vraiment ma valise (en carton) pour le Portugal.

En plus, pour Monique, ce n’est pas un âge qu’on fête, normalement, 79 ans. À moins de se dire (histoire de se convaincre qu’il faut le faire absolument) qu’on peut fêter un âge qui correspond à son département, je ne vois pas vraiment de motif valable pour le faire. Alors, maman, s’il te plaît, ne sois pas déçue, je m’arrangerai pour que tu aies une carte d’anniversaire en temps et en heure. À moins qu’avec Papa, vous ne vouliez venir visiter Lisbonne avec nous trois : le président, le patron et moi. C’est vous qui voyez. Enquanto isso, eu continuo investigando.