Hier, je n’ai pas eu beaucoup de réactions écrites suite à la publication de mon billet sur le nombre de lentilles dans un paquet de 500 grammes mais j’en ai eu au moins une, verbale, de la part du patron qui m’a dit (presque)  texto : « Pas étonnant que tu aies passé ta vie à avoir des migraines si tu uses ton cerveau avec des choses aussi futiles. » Pourtant, moi, je trouve que c’est une vraie question que de savoir combien de lentilles il peut y avoir dans un paquet de 500 grammes. Et en plus, comme ça, je peux désormais passer à autre chose.

Mais je crains d’être un incompris avec mes raisonnements et les besoins fréquents que j’ai de satisfaire ma curiosité à l’affût en permanence. Intellectuellement, je valide le fait qu’on puisse me comparer à un chien d’arrêt ou à un chat qui surveille sa proie car j’ai toujours l’esprit en éveil et je me pose un tas de questions, tous les jours, tout le temps. Pas forcément des questions existentielles ou qui pourraient me saper le moral, non, parfois, souvent, ce sont des questions sur des choses bien des autres jugent inutile. Mais tant que ça m’amuse, ça ne mange pas de pain.

Maintenant, j’aimerais savoir quelle aurait été la réaction du patron si, au lieu de parler d’un paquet de 500 grammes de lentilles, j’avais voulu préparer une mijotée de 500 kilos de pastèques. Parce que là, forcément, c’est plus facile pour tout le monde de savoir et de pouvoir compter des pastèques. Le seul problème, c’est de trouver le fait-tout qui va bien. Et on peut espérer que ça va fondre un peu à la cuisson, sinon, on est mal, on est mal. En tout cas, la question qui se pose aujourd’hui, c’est si Charlie Hebdo est sorti, ce mercredi. Je le saurai tout à l’heure en rentrant chez moi.