C’est avec une certaine stupeur (et sans doute quelques tremblements) que je viens de réaliser que nous étions dimanche soir. Il faut dire que cette journée, comme de nombreuses autres, a passé très vite et en plus, comme j’ai un peu pris l’habitude d’écrire les billets de mon blog avec un jour d’avance, j’ai oublié, ce matin, ce midi et cet après-midi que je ne l’avais pas fait hier. Pourquoi je ne l’ai pas fait hier ? Car hier, j’ai écrit en direct et que ça date de vendredi, le retard théorique que j’ai pris. Mais je vais le rattraper. Je peux me faire confiance, pour ça.

Parce que, hier, c’était l’anniversaire du patron, que nous sommes allés au restaurant, qu’ensuite, je suis allé en ville pour voir un peu ce que j’allais prendre comme nouveau téléphone vu que je vais changer d’opérateur dans les tous prochains jours. Après dix-huit ans chez le même, dont je ne veux pas dire le nom pour ne pas lui faire de la publicité (mais dont le nom commence par un S et finit par un R et au milieu, c’est juste la lettre entre E et G. Je ne peux pas vous en dire plus.), je vais le quitter pour aller chez celui qui a le nom d’un agrume de couleur orange (mais je ne vous ai pas dit son nom !)

Donc, j’ai oublié d’écrire dans mon blog pour ce dimanche 18 janvier, une semaine après le grand rassemblement de la France unie et fière, de la France Charlie et je me rends compte que ce n’est pas bien mais que faute avouée est à moitié pardonnée et qu’il n’est peut-être pas trop tard. Alors, pendant que très nombreux sont ceux qui redoutent ce moment du dimanche alors que c’est la dernière soirée du week-end (mais pas pour moi, heureux amateur du dimanche soir), moi, je suis là, je me la coule douce et tout et tout.

Pendant que c’est Drucker sur France 2 pour l’émission promo d’avant le dîner ; pendant que d’autres préparent leur sac pour le lendemain, leur sac ou leurs affaires ou leurs vêtements ; pendant que d’autres vont sortir pour aller voir un film au cinéma à la séance de 20h pour oublier que demain, lundi, la routine va les rattraper, pendant que, pendant que, pendant que… moi, je faisais ma pizza, je répondais au téléphone et je me demandais quel téléphone j’allais bien pouvoir choisir, peut-être demain…

Et soudain, en allumant le four pour le préchauffer, je me suis dit : putain ! J’ai oublié d’écrire pour mon blog ! Mais qu’est-ce que je vais pouvoir dire comme ça, avant le dîner, de but en blanc, presqu’à brûle pourpoint, comme ça, sans idée ? Eh bien, je vais expliquer qu’il n’y aura exceptionnellement pas de billet ce soir. Et je vais en écrire un pour dire qu’il n’y en aura pas. Même si, je pense que ça aurait été bien de ne pas faire relâche. Ne serait-ce qu’en mémoire des victimes des attentats et en solidarité avec leurs familles. Quoiqu’il en soit, rendez-vous demain.